Textes personnels

À côté des articles sur la littérature et la poésie, ce blog me permet aussi de diffuser quelques-uns de mes propres textes, parmi ceux qui ne m’ont pas trop déplu. Il s’agit, pour l’essentiel, de poèmes, généralement en prose ou en vers libres, même si vous trouverez aussi des vers rimés. Il y a également quelques textes narratifs. La plupart ont été écrits bien avant leur publication ici, comme s’il leur fallait se reposer un peu avant d’oser se montrer. J’espère qu’ils vous plairont !

Désir

Texte personnel Variations du rêve et du désir,Dans l’indécision de la veille et du sommeil,À cet instant où, dévêtu de … Lire la suite

Nuit des étoiles

S’allonger, un soir d’été, dans la fraîcheur du jardin. Plonger le regard dans l’immensité. Se tourner vers l’ouest, où le … Lire la suite

Un sketch de mon cru

Aujourd’hui, je vous propose un « texte personnel ». Contrairement à l’habitude, il ne s’agit pas d’un poème mais d’une petite pièce … Lire la suite

Paix des montagnes

Paix des montagnes, dans l’immobilité massive des roches, les lignes tracées par des siècles d’orogénèse et d’érosion. Paix des crêtes, … Lire la suite

Le sommet

Texte personnel Parvenu, au terme d’une longue promenade, sur quelque sommet d’où contempler le monde, tu changes de perspective. En … Lire la suite

Appel à la poésie

J’ai récemment été contacté par Sabine Venaruzzo, poète et organisatrice du festival « Poët Poët » qui se déroule chaque année dans … Lire la suite

Un ami disparu

Depuis trois jours je l’ai perdu,Depuis trois jours je me lamente,Je pleure un ami disparu.Mon cœur portera plaie béante.

Heure de joie (texte personnel)

Heure de joie

Il y eut un jour une voix d’enfant. Le monde s’entrouvre puis se ferme comme une fleur de lotus. Les matins s’éclairent au-delà de la digue de rochers. La simplicité éclot comme une tache d’encre, comme une phrase où le sujet précéderait le verbe, suivi, sans surprise, de son complément. Le sourire innocent du monde luit dans les échos d’un matin sans brume. Les dieux des hiéroglyphes semblent apparaître, avec leurs soleils verts et leurs scarabées rouges, comme les ordonnateurs généreux de l’aurore. Déjà, les grands singes applaudissent bruyamment. Heure de joie entre toutes, célébrée en tous temps, non parce qu’elle symbolise naissance et renaissance – lieu commun éculé et rebattu –, mais parce que l’on prend conscience soudain d’un sourire discret du monde. C’est le prodige qui fit éclater le néant et advenir le monde. C’est l’énergie d’une voix d’enfant.

Gabriel Grossi.
Septembre 2007

Premier janvier

Premier janvier, 10 h du matin. Le soleil plane au-dessus d’une mer d’huile. Sa surface resplendit d’une vive lumière, détourant … Lire la suite

Décembre

Voici venus les premiers jours de décembre. L’année doucement se termine. Les montagnes se parent de leur manteau d’hermine, et … Lire la suite

Langueur de l’été

L’après-midi s’étire… Sous les mûriers immobiles, autour d’une petite table circulaire, on savoure la fraîcheur d’une légère brise. On regarde … Lire la suite

Femme

Texte personnel Elle connaît, elle aussi, ce que j’ai compris, quoiqu’elle en ait une vision plus sensible, plus aimante, sans … Lire la suite

Fantaisie

Fantaisie

Texte personnel

Mon jeune ami
Avez-vous l’heure ?
Qu’avez-vous dit ?
Cette heure pleure.

Il est trop tard.
Qu’en savez-vous ?
On peut avoir
La perle rare
Sans rendez-vous.

C’est le matin
Après sept heures
Où l’on atteint
Le vrai bonheur

Ma jeune amie
Souriez-moi
Il n’est pas dit
Que l’on perdra

Quand l’heure passe
La magie cesse
Le charme casse
Et le jour blesse

Je sais ceci
Je n’en ai cure
Sachez aussi
Que l’amour dure

Et puis enfin
Dans un poème
On peut bien
À la fin
Dire je t’aime.

Gabriel Grossi
Dimanche de Pâques, 16 avril 2017, minuit

Afrique

Texte personnel On ne l’avait pas vue arriver. Elle était surgie de nulle part, comme toute chose dans une bananeraie. … Lire la suite

Sur l’orient comme tout ce qui naît…

Sur l’orient comme tout ce qui naît…

(Texte personnel)

Sur l’orient comme tout ce qui naît, une attention fragile enfante d’un indistinct élément. On ne sait, au juste, ce dont il s’agit. On n’en parle pas à la télévision, ni même dans les journaux les plus sérieux. On le sent parfois. On ne saurait le nommer avec certitude. On imagine quelque chose de léger, du vent peut-être, ou comme une lumière ténue, ou tenue, mais non vacillante : sûre d’elle, elle avance. On ne sait guère où elle va, — peut-être se rapproche-t-elle. Quelque chose la dissimule et la diffracte, comme le verre pilé qui vitre la porte d’une chambre connue. C’est sans doute important, quoiqu’en vérité je n’en sache rien. C’est là, ça brille, ça luit, cela est ; c’est déjà, même si cela reste non dit et non avenu, le prototype d’une promesse.

Texte personnel paru dans Nu(e), « Jokari », « enfances », n°52, octobre 2012, p. 34.

(suite…)

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