Archives pour la catégorie Littérature par siècles

Le « rêve familier » de Paul Verlaine

On ne présente plus Paul Verlaine, l’une des plus grandes voix poétiques du XIXe siècle (1844-1896). Victor Hugo lui-même le félicita pour ses vers : cela vaut tous les prix. Le poème que je m’apprête à vous présenter est l’un de ses plus célèbres, ce qui est tout à fait légitime puisqu’il est parmi les plus beaux. Il est extrait des Poèmes saturniens, et il s’agit d’un sonnet d’alexandrins de rimes embrassées.

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« Ouvre les mains, ouvre les mains,
toi qui es patience, toi qui es
lumière, toi qui es pauvreté, ouvre
tes mains d’où roule la lumière.

Archange bien-aimé, cette nuit
où le chant d’un oiseau se brise sur la mer,
tiens-toi debout sur le navire,
à la proue, au-dessus des vagues.

Protège le navire Amour, la barque d’aube
qui se faufile entre deux ciels,
et pauvrement, dans le silence manifeste,
laisse la vie s’écouler de tes mains. »

Jean-Yves Masson, « Poèmes du festin céleste »,
Bordeaux, L’Escampette, 2002,
poème LXXXIII, p. 113.

Le premier poème des Regrets de Du Bellay

Joachim du Bellay

On ne présente plus le poète angevin, l’une des plus grandes voix de la poésie française du XVIe siècle, membre fondateur de la Pléiade, qui renouvela le genre du sonnet en se détournant de la lyrique amoureuse au profit de l’évocation des lieux, le Petit Liré tant regretté, et la grande Rome tant admirée. Je voudrais aujourd’hui vous présenter le premier poème des Regrets de Du Bellay, qui n’est pas un sonnet, contrairement aux nombreux suivants, mais une épître dédicatoire, dans laquelle le poète donne le ton général du volume, et précise quelque peu son intention.

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Enseigner la Préhistoire et l’Antiquité au CM1

J’ai enseigné en CM1 pendant plusieurs années (CE1-CM1, CM1, CE2-CM1). Je souhaite donc partager aujourd’hui ce que je fais en Histoire, pendant les deux premières périodes, couvrant la Préhistoire et l’Antiquité. J’ai déjà partagé la suite dans mon article relatif à la continuité pédagogique (en effet, pendant le confinement, j’ai partagé l’ensemble de mon travail). J’ai bien conscience qu’il n’y a rien là d’extraordinaire, mais l’ensemble est pensé pour faire réfléchir les élèves et les intéresser le plus possible à ce domaine qui me passionne. N’hésitez pas à laisser un petit commentaire au bas de l’article !

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« La femme sauvage et la petite maîtresse » de Baudelaire

Quel nom, plus que celui de Baudelaire, est étroitement associé à l’idée même de poésie ? Presque tous les poètes contemporains vous le confirmeront : Baudelaire reste le père de la modernité poétique, une référence incontournable, un visionnaire doublé d’un génie des mots. Il n’a pas eu besoin de publier des dizaines de recueils pour se forger cette réputation. Un livre tel que Les Fleurs du Mal se suffit à lui-même. Moins connu est cet autre chef-d’œuvre que sont les Petits Poèmes en Prose, également appelé Le Spleen de Paris. Et c’est de ce dernier ouvrage qu’est extrait le poème dont je vais vous entretenir aujourd’hui.

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« Je m’allongerai sous tes paupières. Lorsque tu les baisseras pour t’endormir, je lancerai de l’or dans ton sommeil. De l’or et des songes pareils à des nuages. »

Christian Bobin, « Le baiser de marbre noir », La Présence pure et autres textes,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2008-2020, p. 68.

Connaissez-vous Pernette du Guillet ?

Cela faisait longtemps que je n’avais pas consacré d’article au seizième siècle. C’est pourquoi je vous propose de découvrir aujourd’hui une poétesse méconnue. De la vie de Pernette du Guillet, on ne sait pas grand-chose, sinon qu’elle mourut fort jeune, et qu’elle fut le grand amour, sans doute platonique, de Maurice Scève, malgré son mariage avec le sieur du Guillet.

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Desbordes-Valmore : « La jeune fille et le ramier »

Née en 1786 et morte en 1859 à l’âge de 73 ans, Marceline Desbordes-Valmore est l’une des figures féminines de la poésie les plus connues. Son poème le plus célèbre s’intitule Les roses de Saadi : le dessinateur de bande dessinée Gotlib a d’ailleurs proposé, dans une de ses planches, une parodie d’analyse critique de ce poème, dans laquelle il se moque non pas de la poète, mais de ceux qui se laissent aller trop facilement à une lecture misogyne. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous propose aujourd’hui la lecture du poème qui suit immédiatement celui-ci dans le recueil des Poésies de Marceline Desbordes-Valmore, paru en 1860, un an après la mort de la poète.

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« Je te méprise enfin, souffrance passagère !
J’ai relevé le front. J’ai fini de pleurer.
Mon âme est affranchie, et ta forme légère
Dans les nuits sans repos ne vient plus l’effleurer.

Aujourd’hui je souris à l’Amour qui me blesse.
Ô vent des vastes mers, qui, sans parfum de fleurs,
D’une âcre odeur de sel ranimes ma faiblesse,
Ô vent du large ! emporte à jamais les douleurs !

Emporte les douleurs au loin, d’un grand coup d’aile,
Afin que le bonheur éclate, triomphal,
Dans nos cœurs où l’orgueil divin se renouvelle,
Tournés vers le soleil, les chants et l’idéal ! »

Renée Vivien, « Aurore sur la mer », Études et préludes, 1901.

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La place des femmes en poésie aux XIXe et XXe siècles

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu l’article d’Évelyne Lloze sur la place et le rôle des femmes en poésie aux XIXe et XXe siècles. Cet article est publié dans le dernier numéro de la revue Nu(e), qui mettait à l’honneur sept femmes poètes d’aujourd’hui.

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Best-of : retrouvez mes articles sur l’été

Le thème de l’été est fécond en littérature et en poésie. Profitons de ces temps de détente estivale pour (re)découvrir quelques articles qui abordent cette saison. J’espère que vous apprécierez cette petite sélection. Je vous laisse les découvrir, en vous souhaitant un bon et heureux été !

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Jean-Claude Pinson : « Le poème, forme de vie »

Poète, philosophe, auteur de plusieurs livres de poésie et d’un grand nombre d’essais philosophiques, Jean-Claude Pinson s’étend, dans un passionnant entretien paru dans la revue Esprit, sur quelques-uns des thèmes qui lui sont chers : l’héritage d’une période de militantisme communiste, la philosophie, le jazz, la dimension politique de la poésie, la question écologique, la notion de « poéthique »…

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L’été de Paul Valéry

Né en 1871 et mort en 1945, Paul Valéry fait partie des poètes de la première moitié du vingtième siècle. Poète pour qui le lyrisme était une « fête de l’intellect », il est surtout connu pour les splendides vers de La Jeune Parque ou ceux de Charmes. À l’occasion des vacances d’été qui commencent, j’ai déniché pour vous, dans les entrailles de Wikisource, un poème de Valéry précisément intitulé « Eté », que je voudrais commenter aujourd’hui.

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La revue Nu(e) célèbre les Poèt(e)s

C’est dans les pages virtuelles de la revue Nu(e) que sont parus les actes de journée d’étude organisée à l’Université de Lorraine par Aude Préta-de Beaufort. Ceux-ci constituent le premier volet de plusieurs publications, menées conjointement par plusieurs universités françaises, autour de la poésie contemporaine, avec pour objectif de mettre en lumière les poètes-femmes d’aujourd’hui.

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