L’heure de la joie (poèmes)

J’ai retrouvé une petite suite de poèmes que j’avais composée il y a quelques années, peut-être en 2011. Il est temps pour eux de prendre leur envol. Je vous les livre quasiment tels quels. N’hésitez pas à commenter et partager.

Ces poèmes se situent entre vers et prose : il s’agit de vers justifiés sur la marge droite de la page. Cette disposition particulière n’étant pas reproductible sur l’outil de blog, je procèderai par impressions d’écrans successives.

9 commentaires sur « L’heure de la joie (poèmes) »

  1. Merci beaucoup pour vos partages, vos recensions de livres etc.. j’ai apprécié votre article sur Jean Yves Masson que j’ai découvert et apprécié depuis peu. Belle journée.

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  2. Vous excuserez la crudité de mon propos mais, après tout, publier c’est s’exposer, c’est-à-dire accepter d’avance tous les regards. J’en sais quelque chose. Pour ma part j’accepte avec reconnaissance les critiques les plus cruelles, je les trouve roboratives.
    Votre joie est pour moi une eau tiède : un « encens », oui, qui fait de cette prose poétique un encensoir. Il y manque une jouissance que, hélas, on ne trouve pas dans les églises, fussent-elles poétiques. On tombe dans vos textes sur des clochers au tout bout de page, il y règne une ambiance que je n’apprécie pas : les religions sont causes des plus grandes et longues guerres, des pires tortures morales. Est-ce pourquoi vos textes fleurent l’exhortation, le précepte ? Alors on ne serait pas loin du sermon…
    Si je suis un peu violent, c’est que la poésie m’intéresse, moi aussi. Et, comme vous le savez, la passion est souvent injuste…
    Sincèrement,
    Mathias Lair

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    1. Je trouve qu’il y a, dans la poésie d’aujourd’hui, beaucoup d’inquiétude, de tourment, de peine, de tensions. Quoi de plus normal : le monde va mal, et nous-mêmes n’allons pas toujours très bien. J’essaie, pour ma part, de me porter au-delà de cette inquiétude. J’en ai besoin, à vrai dire. Et cette joie dont je parle dans ce poème, je l’ai vraiment ressentie. Ce n’est pas juste un mot. Je n’entends pas prodiguer de leçon de sagesse. Mes poèmes ont bien sûr une dimension spirituelle, mais celle-ci peut s’éprouver de plein d’autres manières qu’à travers la pratique d’une religion. Je comprends tout à fait votre ressenti, et à vrai dire, je pense qu’aujourd’hui je n’écrirais plus tout à fait comme je l’avais fait dans ce poème. Il se trouve que mes poèmes ont parfois besoin de quelques années de silence avant d’être publiés. Bref, merci pour votre commentaire.

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      1. Voici l’extrait d’une réflexion en cours sur l’acte d’écrire :
        « La littérature ne sermonne pas quand elle est vraie. Personnellement je n’ai jamais recherché le bonheur, j’ai toujours trouvé cela idiot. Je ne crois pas au paradis, et je méprise sa version néo-libérale, celle de la satisfaction du propriétaire. Quant à la joie, je préfère la débarrasser de ses angelots et ses bonnes pensées. Je préfère l’extase, ce moment où l’on sort de son état, par exemple à l’instant du surgissement de la langue dont je vous ai parlé… à moins qu’avoir du goût pour la lumière, le mouvement des feuilles, la beauté d’un visage, c’est-à-dire cet émoi que provoque la perception du monde, soit ce que vous appelez la joie, que j’appellerais plutôt le plaisir. C’est cela : la joie est morale, pas le plaisir. Et si l’écrire procède d’une éthique, c’est au détriment de toute morale. »
        Cordialement,
        Mathias Lair

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  3. C’est avec joie et émotion que j’ai lu ces beaux poèmes, dont la forme suscite de la curiosité de ma part. J’aime l’idée de vers justifiés vers la droite (emprunté à un poète que j’ignorerais encore?)- Il y a une réflexion certaine sur la forme, une volonté de s’inscrire dans une tradition lyrique et métrique, tout en s’en distinguant ou s’en distanciant. Je serais tentée de dire qu’il en est de même au niveau du style et du contenu, raison pour laquelle je ne lis pas ces poèmes comme des poèmes spirituels au sens classique ou religieux du terme: ils portent certes des références à des poètes qui, bien qu’assurément modernes, conçoivent encore dans une certaine mesure la poésie comme une forme de religion (je pense p. ex. à Nietzsche ou Rilke), mais on observe clairement un changement de ton et de point de vue par rapport à ces figures marquantes: il me semble percevoir un désir, un élan plein d’espoir plutôt qu’une exhortation moralisatrice. Un impératif à la force évocatrice qui voudrait plutôt encourager celui qui écrit qu’imposer une vision au lecteur…

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  4. l’auteur fait partie des  » poètes de la célébration  » , comme par exemple Christian Bobin .
    « parler de joie est facile , bien plus ardue notre tache qui consiste à la maintenir et honorer chaque jour  » Voilà une exhortation morale , à laquelle chacun souscrira peut-être , mais il reste à créer la forme poétique singulière et décisive en laquelle ce programme s’incarne . J’ai apprécié cette « ode à la joie  » , parce que je suis spontanément orienté vers cette émotion, et que j’estime beaucoup l’auteur , mais bien sûr , j’ai déjà lu d’autres poèmes qui me donnent une qualité supérieure de joie !

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