Archives pour la catégorie Le poème d’à côté

Les manuels et les anthologies reproduisent souvent les mêmes grands poèmes qui deviennent très connus. La rubrique « Le poème d’à côté » vous invite à découvrir les poèmes initialement parus juste avant ou juste après ces poèmes très célèbres, histoire de renouveler un peu les anthologies et de découvrir des poèmes moins connus de nos plus grands poètes.

Baudelaire : « La Fontaine de sang »

Il ne vous aura pas échappé que nous fêtons cette année le deux-centième anniversaire de Charles Baudelaire. Aussi ai-je l’intention de publier régulièrement des articles destinés à mieux faire connaître ce grand poète, en puisant parmi la matière offerte par les Fleurs du Mal ou encore les Petits Poèmes en prose. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un poème qui ne fait pas partie des plus souvent cités, intitulé « La Fontaine de sang ».

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« Brumes et pluies » de Charles Baudelaire

Je commentais il y a quelque temps le « Soir d’octobre » de Paul Verlaine, où le poète faisait l’éloge de cette saison pourtant froide et humide. Je voudrais aujourd’hui rester dans le même ton en vous invitant à découvrir « Brumes et pluies », un poème de Charles Baudelaire extrait des Fleurs du Mal.

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« Un soir d’octobre » de Paul Verlaine

C’est en octobre 1862, à l’âge de dix-huit ans, que Paul Verlaine écrivit le poème dont je vais vous parler aujourd’hui. Ce poème, classé par Wikisource parmi les « Premiers Vers » du poète, est antérieur aux pièces plus célèbres des Poèmes Saturniens. Il a été publié dans un ouvrage d’Edmond Lepelletier consacré au poète, et paru en 1907. J’ai choisi ce poème car il est bien de saison.

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D’autres « Amours »

Si vous me parlez du recueil des Amours, je comprendrais que vous évoquiez le célèbre recueil de Ronsard paru en 1552. Le grand poète de la Pléiade y célébrait son amour pour Cassandre Salviati, une jeune fille que le poète, clerc tonsuré, ne pouvait que rêver. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous invite aujourd’hui à découvrir d’autres recueils du même titre.

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Le poème d’à côté: Guillaume Apollinaire

Si l’on en croit « France Culture », l’un des poèmes les plus célèbres de Guillaume Apollinaire est « Mai », deuxième poème de la série des « Rhénanes ». Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir le poème qui précède dans Alcools, à savoir « Nuit rhénane ».

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"Les Tentations" de Baudelaire

Si l’on en croit le nombre de résultats trouvés par Google, « Les Tentations, ou Éros, Plutus et la Gloire » seraient, de tous les Petits Poèmes en prose, le moins connu, du moins celui dont on parle le moins sur Internet. C’est pourquoi j’ai choisi de vous parler aujourd’hui de ce poème.

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« Tristesse d’été » de Stéphane Mallarmé

Très connu est le poème de Mallarmé intitulé « L’Azur ». Il se termine par ce vers extraordinaire : « Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! » Aujourd’hui, intéressons-nous au poème d’à côté. Il s’agit de « Tristesse d’été ».

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Arthur Rimbaud : Oraison du soir

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu… » Le sonnet des Voyelles est l’un des poèmes les plus connus de Rimbaud. Je vous invite donc à tourner la page, et à découvrir le poème d’à côté. Dans l’édition Vanier de 1895 (disponible sur Wikisource), il s’agit également d’un sonnet, intitulé « Oraison du soir »…

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Le poème d’à côté : le Beau Navire de Baudelaire

Ce sont toujours plus ou moins les mêmes poèmes qui fleurissent dans nos anthologies. Fort de ce constat, je vous propose de redécouvrir les grands maîtres de la poésie française en explorant un poème initialement paru juste avant ou juste après un poème très célèbre. Aujourd’hui, rouvrons les Fleurs du mal de Baudelaire.

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Yves Bonnefoy au Collège de France en 2004 (Joumana Haddad, Wikipédia, libre de réutilisation)

« Nous mettons nos pieds nus dans l’eau du rêve,
Elle est tiède, on ne sait si c’est l’éveil
Ou si la foudre lente et calme du sommeil
Trace déjà ses signes dans des branches
Qu’une inquiétude agite, puis c’est trop sombre
Pour qu’on y reconnaisse des figures
Que ces arbres s’écartent, devant nos pas.
Nous avançons, l’eau monte à nos chevilles,
Ô rêve de la nuit, prends celui du jour
Dans tes deux mains aimantes, tourne vers toi
Son front, ses yeux, obtiens avec douceur
Que son regard se fonde au tien, plus sage,
Pour un savoir que ne déchire plus
La querelle du monde et de l’espérance,
Et qu’unité prenne et garde la vie
Dans la quiétude de l’écume, où se reflète,
Soit beauté, à nouveau, soit vérité, les mêmes
Étoiles qui s’accroissent dans le sommeil.

Yves Bonnefoy. Cité d’après le site « L’arbre à lettres ».

Article « reblogué » depuis : Nous mettons nos pieds nus dans l’eau du rêve (Yves Bonnefoy) – L’arbre à lettres

Ulysse conté par La Fontaine

Jean de La Fontaine est surtout connu pour ses fables animales, où un bref récit, mettant en scène des animaux qui parlent, donne lieu à l’exposé d’une réflexion morale. Cependant, le recueil des Fables ne se limite pas, loin s’en faut, aux quelques poèmes que l’on apprend par  cœur à l’école. Aussi aurait-on tort de penser que La Fontaine, c’est de la poésie pour enfants. Je vous propose aujourd’hui de découvrir un poème qui s’inspire de la mythologie grecque, et en particulier de l’épisode où la magicienne Circé transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux, pour aboutir à un poème dédicacé au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, comme s’il s’agissait de faire son éducation en le préparant au métier de roi. Je vous laisse juger de ce poème. Ne nous présente-t-il pas un autre La Fontaine ?

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Le « squelette laboureur » de Baudelaire

Le poème d’à côté

Inutile de présenter Charles Baudelaire, qui fait partie des poètes les plus lus et les plus enseignés de toute la littérature française. Comme Victor Hugo et Arthur Rimbaud, il a donné son nom à des rues, des avenues, des établissements scolaires. Cependant, si certains poèmes comme « A une passante », « Une charogne », « Correspondances », « L’Albatros » ou encore « La chevelure » sont très célèbres, il est d’autres pièces qui le sont moins. Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je vous invite aujourd’hui à découvrir le poème intitulé « Le squelette laboureur ».

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La « madone » de Baudelaire

Dans les Fleurs du Mal, Baudelaire développe une poésie éprise d’idéal mais traversée par l’expérience du spleen, mélancolie des temps modernes. Dans ce contexte, la femme a un statut ambigu : si elle est un moyen d’accéder à l’idéal, dans des poèmes comme À une passante ou La Chevelure, elle se présente parfois aussi comme un être inquiétant : ainsi les « femmes damnées » sont-elles des « démons », des « monstres », des « martyres ». Dans « A une Madone », cinquante-septième poème des Fleurs du Mal, la femme est aussi une « Madone », qui possède un « rôle de Marie » : la femme à laquelle s’adresse le poète est tout autant une figure d’amante qu’une figure sacrée. Si le poème se voue à la glorification de l’être aimé, la fin du poème, séparée par un saut de vers, se révèle surprenante…

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Le tableau d’à côté : Les Noces de Cana (Véronèse)

La Joconde (Wikipédia)

Vous ne pouvez pas n’être jamais tombé sur une reproduction de la Joconde de Léonard de Vinci. Ce serait, dit-on, le plus célèbre tableau du monde. Il est vrai que le sourire énigmatique de Mona Lisa a fait couler beaucoup d’encre. Et puis, le vol du tableau, retrouvé par la suite, ajoute quelque chose de rocambolesque à la toile. Eh bien, je vous propose de regarder le tableau d’à côté

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Victor Hugo : « Nuits de juin »

Un collègue — et qu’il en soit ici très chaleureusement remercié — m’a fait découvrir un beau poème de Victor Hugo. Impossible pour moi de ne pas vous en parler. Déjà, c’est un poème de saison, qui convient parfaitement en ce début juin. Ensuite, ce poème se trouve publié juste après le très célèbre « Oceano nox » (« Ô combien de marins, combien de capitaines ! ») : il se prête donc parfaitement à la rubrique « Le poème d’à côté ». Voici ce poème…

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