Archives mensuelles : février 2022

« Les fantômes du presbytère » de Daniel Sangsue

On m’a contacté, il y a quelque temps, pour me proposer de m’envoyer le dernier roman de Daniel Sangsue, intitulé Les fantômes du presbytère. Ce livre est récemment paru aux éditions La Baconnière, en Suisse.

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Découvrir la diversité de la poésie à l’école

Même si les choses sont en train de changer ici ou là grâce à des enseignants et des formateurs passionnés, force est de constater que les élèves ont bien souvent une conception simpliste de la poésie. Aussi ai-je pris l’habitude, depuis mes débuts, de commencer ma séquence sur la poésie avec une séance précisément dédiée à la découverte de la pluralité des formes poétiques, à travers quelques exemples qui sont certes loin de couvrir l’extrême diversité de la poésie, mais qui permettent déjà de battre en brèche certaines représentations simplistes.

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Béatrice Bonhomme : la poésie en récital

C’était un vendredi soir de janvier. À l’heure où le campus Carlone se vide habituellement de ses étudiants, une vive lumière brillait aux fenêtres de l’amphi 75. L’amphi de danse. Sur les gradins, les spectateurs sont venus assister au récital de poésie de Béatrice Bonhomme.

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Mort du poète Michel Deguy

Michel Deguy, né à Paris en 1930, est mort le 16 février dernier. Afin de lui rendre hommage, je souhaiterais évoquer aujourd’hui son œuvre, conséquente, et sa position de poète-philosophe, qui a fait de lui une voix majeure de la poésie française contemporaine.

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La « ballade des hommes-nuages » de Michèle Finck

Michèle Finck vient de faire paraître son dernier ouvrage, aux éditions Arfuyen. Il s’intitule La Ballade des hommes-nuage. Le point de départ de ce livre, c’est une expérience personnelle terrible, à savoir la folie de l’homme aimé. Une expérience déchirante, douloureuse, mais qui n’entame pas un amour plus fort que tout. Cette expérience interroge la poète : que peut la poésie face à cela ? Pour y répondre, Michèle Finck va entreprendre un voyage initiatique, une exploration des tréfonds et des cimes, une quête du « mot qui manque » qui la fera voyager dans l’histoire littéraire, dans les mythes, la peinture, les opéras et la musique dodécaphonique…

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Conversation avec la mer

S’en retourner, à nouveau, près de la mer.

Jamais elle ne te sera infidèle. Elle continuera de déployer ses trésors d’inventivité, ses rêves d’algues et d’écume, sa folie de vagues, ses danses capricieuses. Pour toi seul, avec ses manières excentriques, elle chantera sur un air de blues ou de fado, répétant obstinément les mêmes paroles consolatrices. Elle sait, mieux que quiconque ou presque, te divertir de ta tristesse, en te proposant, chaque jour différent, son unique spectacle, son duo de soleil et de lune, son monologue de gerbes et de lumière, son concerto pour mouettes et galets, son ballet d’écailles et de plumes. Elle s’étale sous le ciel pur d’hiver, prend la pose, s’amuse du regard des passants, puis se retire, n’en montrant pas trop d’un coup, préservant le désir, en poursuivant cette longue conversation silencieuse que tu entretiens depuis toujours avec elle. Tu lui sais gré d’ainsi prendre soin de ta tristesse.

Gabriel Grossi, 30 janvier 2022.

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Autres poètes du XIXe siècle : les Romantiques

Nous, lecteurs du XXIe siècle, sommes encore très imprégnés de la poésie du XIXe siècle. C’est que, de la poésie dite « moderne » à celle dite « contemporaine », il n’y a pas rupture mais continuité. Nous sommes les héritiers directs de Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé. Ces cinq poètes constituent, à coup sûr, les phares de la modernité. Ils sont parmi les plus lus, et les plus enseignés. Pourtant, le XIXe siècle ne saurait se réduire à ces quelques figures. Je vous propose de découvrir d’autres noms de la poésie française du XIXe siècle, en commençant, pour aujourd’hui, par des Romantiques.

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Estérel

Est-ce vraiment
L'hiver
Qui se fige sous le soleil ?

Aucun vent, aucun murmure, aucun bruit, sur le sentier de pierres rouges. Le temps lui-même paraît s'être arrêté. Vigueur des pins et des eucalyptus sur le sol poussiéreux : il fait presque chaud. Se devine parfois le bouquet jaunâtre d'un mimosa prêt à éclater. Les rochers pourpres dessinent des formes alambiquées au-dessus des frondaisons. Rien ne bouge, pas même le miroir doré de la mer, au loin. Seules quelques mésanges osent parfois rompre ce silence.

Estérel, février 2022.

« Femme noire » de Léopold Sédar Senghor

Né à une centaine de kilomètres au sud de Dakar, Léopold Sédar Senghor a grandi dans une famille aisée. Après des études secondaires au Sénégal, il embarque pour Paris afin de poursuivre de prestigieuses études supérieures : khâgne au lycée Louis-le-Grand, agrégation de grammaire. Après avoir enseigné quelque temps le français dans des lycées de province, il devient député du Sénégal en 1945. Il sera ensuite le premier président de la République du Sénégal, de l’indépendance du pays (1960) à sa nomination à l’Académie française (1983). Il est mort en 2001, après une longue carrière politique et poétique, riche de nombreuses rencontres.

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« Naïs au pays des loups »

Je ne parle pas souvent de cinéma et de télévision sur ce blog, mais pour une fois je vais faire une exception, car je vous recommande de voir (en replay) le film Naïs au pays des loups, qui renouvelle le genre du documentaire animalier tout en proposant un film d’une grande poésie.

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