Archives pour la catégorie Littérature française

« Cette chose compliquée dans le cœur, c’est la rose. Cette chose simple dans l’âme, c’est le parfum de la rose. »


Salah STETIE, Carnets du méditant,
Paris, Albin Michel, 2003, p. 30.

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« Déjà ! » de Charles Baudelaire


Si Charles Baudelaire déploie son génie dans Les Fleurs du Mal, il nous offre une autre facette de sa poésie avec Le Spleen de Paris, ses fameux Petits poèmes en prose avec lesquels le poète donne ses lettres de noblesse à ce genre paradoxal. Je voudrais aujourd’hui, en guise d’introduction à ce recueil, vous parler de l’un des poèmes, qui n’est sans doute pas le plus connu, mais qui, nous l’allons voir, ne manque pas d’être fort intéressant.

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Transmettre les voix éclatées de la Grande Guerre

Il n’aura échappé à personne que nous avons commémoré cette semaine le centenaire de l’armistice de 1918. Il y a cent ans, en effet, prenait fin une guerre d’un caractère inédit, par sa durée, par son ampleur, par son nombre de morts, par son caractère particulièrement inhumain. Elle a laissé de nombreuses cicatrices dans l’âme de l’humanité, dont certaines, cent ans après, sont encore bien visibles. Pour porter cette mémoire dans notre vingt-et-unième siècle, il fallait un poème. Et Patrick Quillier l’a composé.

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La salle Gaveau accueillera le Salon des poètes

Le chef d’orchestre Hugues Reiner m’a contacté, il y a quelques jours, afin de me faire part de son projet :  il a réservé, pour le 2 décembre prochain, la prestigieuse salle Gaveau, à Paris, pour y faire venir, non pas seulement des musiciens comme il en a l’habitude, mais aussi des poètes.

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« Charlotte » de David Foenkinos

C’est un livre que je n’aurais peut-être pas découvert par moi-même, tant il est vrai que j’évite en principe les histoires tristes, dont on sait dès la première ligne qu’elles finiront mal. J’ai entendu parler de ce livre dans le cadre d’un projet pédagogique qui sera prochainement mis en oeuvre dans mon école. Et, donc, j’ai voulu lire le roman. Je l’ai trouvé passionnant. Mais rude à lire par son tragique.

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En ce temps là la guerre était en terre
l'europe dilacérée labourait
ses plaines pour planter des boisseaux d'hommes
malheureux tous ces morts tels des épis
cueillis trop verts malheureux tous ces morts
aux moissons innommables de l'histoire
malheureux tous ces morts pour six arpents
de terre malheureux tous ces morts pour
satisfaire morgue et cupidité

Patrick Quillier, Voix éclatées (de 14 à 18), Gardonne, éditions Fédérop, 2018, p. 13.

Chanter les possibles

Marc Alexandre Oho Bambe n’est pas un poète comme les autres. Sa poésie se déclame plus qu’elle ne se lit. Ses livres ne sont que la trace écrite d’une performance avant tout orale. Et c’est avec sa voix en tête que j’ai lu Le Chant des possibles, paru en 2017 aux éditions de La Cheminante.

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« Les mots crèvent au ras de ma peau […] D’un côté il fait mal ; de l’autre, il fait nuit ; entre les deux, une hélice tourne dans le ventre, et l’air reflue vers ma bouche… »

Bernard Noël, Extraits du corps, 1958.
Cité d’après le Dictionnaire des grandes œuvres
de la littérature française, Le Robert,
sous la direction de Henri Mitterrand.

Les 5 qualités de la tirade du nez

Les œuvres de littérature ne sont pas si nombreuses qui parviennent à séduire tout à la fois les fins lettrés et le plus grand public. Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, est de celles-là. Cette pièce de théâtre, qui s’inspire lointainement d’un personnage réel, est passée à la postérité pour sa façon toute romantique de mêler le sublime et le grotesque, le rire et les larmes, la noblesse de l’âme et l’éloquence du cœur. Elle doit une grande part de sa célébrité à la fameuse tirade du nez, que je voudrais citer et commenter aujourd’hui.

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Béatrice Bonhomme chroniquée sur Mediapart

Il n’est pas si fréquent de voir des ouvrages de poésie contemporaine chroniqués dans des journaux en ligne fortement fréquentés. Il n’est donc que normal que je signale ce bel article de Patrice Beray, consacré au recueil Dialogue avec l’anonyme de Béatrice Bonhomme, paru dans les blogs de Mediapart.

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Arthur Rimbaud : Oraison du soir

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu… » Le sonnet des Voyelles est l’un des poèmes les plus connus de Rimbaud. Je vous invite donc à tourner la page, et à découvrir le poème d’à côté. Dans l’édition Vanier de 1895 (disponible sur Wikisource), il s’agit également d’un sonnet, intitulé « Oraison du soir »…

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Reblogué : « André Breton et l’amour fou »

Je vous invite à découvrir, sur le blog de « L’oiseau bleu », un passionnant article, très bien documenté, sur l’amour chez André Breton. Pour moi qui connais assez peu cet auteur, je le trouve très intéressant, avec une dimension biographique qui éclaire les publications successives du poète. Vous le trouverez ici : André Breton et l’amour fou — Niala-Loisobleu.

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Rilke en français

Dire de Rilke qu’il est un très grand poète, c’est enfoncer des portes ouvertes. Et pourtant, tel est bien le constat que suscite inévitablement la lecture de n’importe quel poème de Vergers suivi d’autres poèmes français, magnifique recueil paru en 1978 en « Poésie/Gallimard » avec une préface de Philippe Jaccottet.

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Puisque tout passe, faisons
la mélodie passagère ;
celle qui nous désaltère,
aura de nous raison.

Chantons ce qui nous quitte
avec amour et art ;
soyons plus vite
que le rapide départ.

Rainer Maria Rilke, Vergers suivi d’autres poèmes français,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1929-1978, p. 57.

Le poème d’à côté : le Beau Navire de Baudelaire

Ce sont toujours plus ou moins les mêmes poèmes qui fleurissent dans nos anthologies. Fort de ce constat, je vous propose de redécouvrir les grands maîtres de la poésie française en explorant un poème initialement paru juste avant ou juste après un poème très célèbre. Aujourd’hui, rouvrons les Fleurs du mal de Baudelaire.

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