Archives pour la catégorie Littérature française

Chute superbe, fin si douce,
Oubli des luttes, quel délice
Que d’étendre à même la mousse
Après la danse, le corps lisse !

Paul Valéry, « Ode secrète », Charmes,
poèmes commentés par Alain,
Paris, Gallimard, 1952, p. 243.

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Canicule et poésie

En cet été de canicule, j’ai eu envie de partager avec vous ce poème paru dans Le Soleil en août 1911. Cette année-là, l’épisode caniculaire a également été particulièrement intense, provoquant 40 000 morts. Le site Retronews, émanation de la Bibliothèque Nationale de France, a exhumé ce poème en même temps que d’autres articles de presse parus il y a 107 ans.

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Mon top10 des romans de Jules Verne

Quoi de mieux pour se détendre qu’un bon roman d’aventures ? Si vous prenez des congés pendant l’été, vous aurez peut-être envie de bouquiner à la piscine, à la plage, ou dans un jardin. Je vous propose aujourd’hui une sélection parmi les romans de Jules Verne, un grand maître du roman d’aventures et l’un des pères de la science-fiction.

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Qu’est-ce que la structure d’horizon ?

Je voudrais aujourd’hui vous parler d’un concept fort utile pour penser la poésie moderne et contemporaine. Il a été pensé par Michel Collot dans un livre paru aux éditions Puf en 1989. Il s’agit de la notion de structure d’horizon. Quelques explications s’imposent.

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Locturnes, de Jean-Michel Maulpoix :

Dans la gare éventrée comme une ruine, où le temps respire aussi mal que les foules, il attend, les yeux rivés au ciel, toujours sur le point de partir, toujours persécuté, sans coquille et sans temple. Emprisonné dans le dessin des choses, il regarde ces fils d’acier tissés entre lui et le ciel par l’araignée industrielle. Las de palper le vent pour retrouver l’espace, il est là, avec ceux qui regardent, à cause de tout ce qui est et qui jamais ne nous regarde. Trains en rafales. Le jour debout. La ville entrelardée de cris. Murailles au petit jour vers Paris hérissé de tours, de clochers et de gares. Soleil éparpillé aux quatre coins du ciel.

Jean-Michel Maulpoix, Locturnes, 1978, p. 27-28.

L’humanité claudicante chez J.-M. Maulpoix

Comme vous le savez peut-être si vous avez lu d’autres articles de ce blog, j’aime beaucoup la poésie de Jean-Michel Maulpoix. Sa prose poétique, immédiatement reconnaissable à son ampleur et à ses inflexions, développe, d’un recueil à l’autre, un lyrisme humaniste qui convient parfaitement à notre temps, dont il partage les doutes et les incertitudes, tout en laissant place aussi à l’espérance. J’aime l’authenticité de cette voix partagée entre inquiétude et apaisement. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un extrait de L’instinct de ciel qui m’a particulièrement plu.

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« Jalousie » de Robbe-Grillet

Résumer Jalousie de Robbe-Grillet relève de la gageure, tant le roman s’écarte des voies traditionnelles du genre romanesque. C’est dire que son intérêt réside davantage dans sa fabrique, dans le bouleversement des codes qu’il opère, dans sa façon de perturber un horizon d’attente, que dans ses personnages ou son action. N’est-il, pour autant, qu’une prouesse technique ? N’est-il bon qu’à fournir les dissertations en contre-exemples ?

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Reblogué : « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco

Je vous recommande cet article intitulé « Et si vous relisiez Le Nom de la rose ? ». Il a été écrit par Simon Hasdenteufel, doctorant en histoire médiévale à l’Université de la Sorbonne, sur le blog « Mirmande PatrimoineS ». Je n’ai pas lu ce roman, mais j’ai en revanche beaucoup aimé Le Pendule de Foucault.

► A lire ici : Dans la valise des chercheurs : et si vous (re)lisiez « Le Nom de la rose » ? — Mirmande PatrimoineS Blogue

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Reblogué : « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo

Thomas Baumgartner vient de publier sur le blog « Les mille et une facettes » un article intéressant sur le Dernier jour d’un condamné, roman de Victor Hugo qui constitue l’un des plus beaux plaidoyers qui soient contre la peine de mort. Ce livre, que j’ai lu quand j’étais en Troisième, mérite vraiment d’être lu. Et je vous recommande cet article de blog.

► A lire ici : « Le dernier jour d’un condamné », une leçon d’humanité signé Victor Hugo — Les mille et une facettes

Théâtre : mes pièces préférées

Il peut être agréable, entre deux romans, de lire aussi du théâtre. Et, pourquoi pas, si l’on en a la possibilité, d’assister à des représentations. Je vous propose aujourd’hui de découvrir quelques pièces de théâtre célèbres, parmi mes préférées.

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Les nuages de Baudelaire

Baudelaire ouvre son recueil du Spleen de Paris, également intitulé Petits poèmes en prose, par un bref poème en forme de dialogue qui pose la singularité du poète, irrémédiablement étranger à toutes les conventions sociales, tout en montrant son appétit pour l’idéal, incarné par les formes vaporeuses des nuages.

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Mai 1968 vu par Patrick Quillier

Nous fêtons cette année le cinquantenaire de « Mai 1968 ». Que reste-t-il, aujourd’hui, de cet épisode de grèves et de manifestations ? Que retenir de Mai 1968 ? Historiens, philosophes, politologues, journalistes ont déjà répondu à la question. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un poème de Patrick Quillier qui se penche sur cette mémoire en célébrant les figures de Tristan Cabral et Jan Palach.

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Ulysse conté par La Fontaine

Jean de La Fontaine est surtout connu pour ses fables animales, où un bref récit, mettant en scène des animaux qui parlent, donne lieu à l’exposé d’une réflexion morale. Cependant, le recueil des Fables ne se limite pas, loin s’en faut, aux quelques poèmes que l’on apprend par  cœur à l’école. Aussi aurait-on tort de penser que La Fontaine, c’est de la poésie pour enfants. Je vous propose aujourd’hui de découvrir un poème qui s’inspire de la mythologie grecque, et en particulier de l’épisode où la magicienne Circé transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux, pour aboutir à un poème dédicacé au duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, comme s’il s’agissait de faire son éducation en le préparant au métier de roi. Je vous laisse juger de ce poème. Ne nous présente-t-il pas un autre La Fontaine ?

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