Archives pour la catégorie Comptes-rendus

L’une des ambitions de ce blog est de rendre compte d’événements littéraires auxquels j’ai assisté ou participé, qu’il s’agisse de conférences, de colloques universitaires, ou encore de spectacles, de performances…

Mes poèmes présentés sur Internet

Dans le cadre de la Fête virtuelle du Livre, qui est un événement international prenant place sur Internet, mon recueil Concordance a été présenté par Emanuela Rizzo, ambassadrice culturelle, et Alessio Zanichelli, spécialiste de littérature.

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Nuit de la lecture : hommage à Christian Bobin

Une fois n’est pas coutume, le dernier « Jeudi des mots » s’est tenu un vendredi soir. Le lieu, lui, est resté inchangé : le café « Chez Pauline », rue Bavastro à Nice, à proximité du port. Et, à l’occasion de la « Nuit de la lecture », les membres du « Jeudi des mots » se sont associés avec « Les mots à la bouche ». Au programme, en première partie, un hommage à Christian Bobin récemment disparu, et en deuxième partie, une lecture de textes sur le thème de la peur.

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« Le complexe de l’écrivain » d’Éric Dubois

Quand un poète écrit une nouvelle ou un roman, ça donne toujours quelque chose d’intéressant. Le complexe de l’écrivain, publié à la suite de Paris est une histoire d’amour (dont je vous parlerai une autre fois), aux éditions Unicité en 2022, se lit comme une nouvelle métadiscursive, où le sujet central est le livre même qu’on a entre les mains.

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Salle comble pour la poésie

On dit que la poésie est le parent pauvre de la littérature. On dit que la poésie n’attire pas les foules. On dit que personne ne s’intéresse à la poésie. On dit ça… Et pourtant, hier soir encore, le café culturel « Chez Pauline », à Nice, faisait salle comble. Et même, refusait du monde ! Un petit miracle, orchestré par Michel Saint-Dragon tous les premiers vendredis du mois.

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A propos de la modernité de Baudelaire

Charles Baudelaire est traditionnellement considéré comme étant « le » poète de la modernité. J’ai donc été un peu surpris, et vivement intéressé, en lisant aujourd’hui un article en ligne du journal Slate, consacré à un ouvrage d’Antoine Compagnon, Baudelaire, l’irréductible, lequel propose de faire de Baudelaire un « anti-moderne ».

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Théâtre : Un air de famille

Aller au théâtre est un plaisir que je ne m’offre pas assez souvent. Samedi soir, j’ai profité de ce début de vacances scolaires pour aller au Théâtre de l’Eau-Vive, boulevard Carabacel, à Nice. Dans cette salle intimiste, le public se trouve au plus près des comédiens. Le cadre parfait pour voir Un air de famille d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, dans une interprétation du Collectif du Trom, mise en scène par Fabienne Gardon.

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J’ai reçu le nouveau numéro de la revue Florilège (n°188)

C’est une femme-oiseau composée par Catrin Welz-Stein, dans un style qui peut faire penser à Moreau ou Mossa, qui orne la couverture de ce nouveau numéro de la revue Florilège. L’intérieur est tout aussi séduisant que la couverture, avec notamment un hommage de France Brel à son père, une présentation d’une anthologie ukrainienne… Et, comme toujours, un beau cahier de notes de lecture, et rien moins que quatre-vingt-six poètes publiés. Merci beaucoup à Stephen Blanchard et à son association des « poètes de l’amitié » pour cette publication qui existe depuis 1974 !

« L’homme qui entendait des voix » d’Éric Dubois

Éric Dubois, 56 ans, allure débonnaire, visage souriant, paraît plus jeune que son âge. Je l’ai rencontré à Aiglun, où il m’a raconté son parcours. Poète, il est l’auteur de nombreux recueils parus chez différents éditeurs. Il est aussi très actif sur Internet, où il a notamment fondé la revue « Le Capital des Mots » ainsi qu’un blog personnel. Très présent sur les scènes slam, il accorde autant d’importance à l’oralité qu’à la lecture silencieuse. Dans son dernier ouvrage, L’homme qui entendait des voix, il raconte un épisode difficile de sa propre vie. Éric Dubois emploie lui-même, dans son livre, le terme de « schizophrénie ».

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La supplique d’Emmanuel Godo

Être ému, presque jusqu’aux larmes, par un poème, est un délice assez rare. Cela m’est arrivé, ces derniers temps, en écoutant, dans l’église d’Aiglun, le poète Emmanuel Godo lire sa « Supplique pour mourir dans un merci », un poème extrait de Je n’ai jamais voyagé (Gallimard, 2018). Lorsque cela arrive, il importe de relire, par la suite, le poème, avec attention, à tête reposée, et de chercher à rendre compte de cette émotion. Je vous propose donc aujourd’hui un modeste commentaire de ce poème.

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Grasse s’est enslamée ce soir !

C’était ce vendredi 5 août, à 20 heures, au cœur de la capitale des parfums. La ville avait d’ailleurs, ce jour-là, célébré la fête du jasmin. Mais si je me suis rendu à Grasse, ce soir-là, c’était pour participer à une scène ouverte de poésie. En plein centre historique, dans un dédale de ruelles décorées d’ombrelles roses suspendues, se trouve « L’Arrosoir ». C’est dans ce restaurant que Michel Saint Dragon organise, le premier vendredi de chaque mois, une scène slam.

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Lumineux Emmanuel Godo

Emmanuel Godo, poète, professeur de lettres en classes préparatoires au lycée Henri IV, était invité, dimanche 31 août, à présenter son univers poétique, au village d’Aiglun, sur l’invitation de Patrick Quillier, lui-même poète, professeur émérite et membre du conseil municipal. Nous avons assisté à un très beau moment de poésie, marqué par l’aisance lumineuse et sincère d’Emmanuel Godo.

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Michel Saint-Dragon à la Trésorerie

Nice, 13 rue Trachel, le 29 juillet, un peu avant 19 h. J’arrive devant une devanture couverte de fleurs et de livres. L’enseigne indique « La Trésorerie ». Un espace associatif pour faire revivre le quartier de la gare. Ce soir, la scène est confiée à Michel Saint-Dragon, poète, performeur, slammeur, accompagné au violon par Sophie Allain. Avec, en première partie, un petit spectacle de Laurie Camous.

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Connaissez-vous Jean-Pierre Siméon ?

Longtemps directeur artistique du Printemps des Poètes, éditeur chez Gallimard, engagé dans des revues et maisons d’édition poétiques, Jean-Pierre Siméon, par ailleurs agrégé de Lettres modernes et formateur d’enseignants, a beaucoup œuvré pour la poésie contemporaine, pour la faire connaître, pour lui redonner sa place au sein de la Cité. C’est ainsi en tant qu’acteur culturel que j’ai d’abord rencontré le nom de Jean-Pierre Siméon. Il a été l’invité d’honneur du festival Poët Poët qui a eu lieu au printemps. Aussi ai-je voulu découvrir, au-delà du défenseur de la poésie, le poète lui-même. Quelques mots à propos des ouvrages récents de Jean-Pierre Siméon.

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L’insouciance selon Alexandre Jollien

Nombreux parmi nous sont sans doute les angoissés, les stressés, les déprimés, et comment en irait-il autrement, puisque nous vivons dans une société qui nous conduit sans cesse à l’inquiétude ? Le travail, l’actualité, la maladie, la mort… Les raisons ne manquent pas de se faire du souci. Aussi est-il précieux de cultiver l’insouciance. Le dernier livre d’Alexandre Jollien peut nous y aider.

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