Archives pour la catégorie Comptes-rendus

L’une des ambitions de ce blog est de rendre compte d’événements littéraires auxquels j’ai assisté ou participé, qu’il s’agisse de conférences, de colloques universitaires, ou encore de spectacles, de performances…

J’ai reçu le nouveau numéro de la revue Florilège (n°188)

C’est une femme-oiseau composée par Catrin Welz-Stein, dans un style qui peut faire penser à Moreau ou Mossa, qui orne la couverture de ce nouveau numéro de la revue Florilège. L’intérieur est tout aussi séduisant que la couverture, avec notamment un hommage de France Brel à son père, une présentation d’une anthologie ukrainienne… Et, comme toujours, un beau cahier de notes de lecture, et rien moins que quatre-vingt-six poètes publiés. Merci beaucoup à Stephen Blanchard et à son association des « poètes de l’amitié » pour cette publication qui existe depuis 1974 !

L’histoire sans fin

Beaucoup de films destinés à la jeunesse sont gnangnan. Ils cherchent à être drôles, mais le second degré n’a guère de sens quand le premier est si mince. Et puis il y a quelques films qui sortent du lot. L’histoire sans fin en fait partie.

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« L’homme qui entendait des voix » d’Éric Dubois

Éric Dubois, 56 ans, allure débonnaire, visage souriant, paraît plus jeune que son âge. Je l’ai rencontré à Aiglun, où il m’a raconté son parcours. Poète, il est l’auteur de nombreux recueils parus chez différents éditeurs. Il est aussi très actif sur Internet, où il a notamment fondé la revue « Le Capital des Mots » ainsi qu’un blog personnel. Très présent sur les scènes slam, il accorde autant d’importance à l’oralité qu’à la lecture silencieuse. Dans son dernier ouvrage, L’homme qui entendait des voix, il raconte un épisode difficile de sa propre vie. Éric Dubois emploie lui-même, dans son livre, le terme de « schizophrénie ».

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La supplique d’Emmanuel Godo

Être ému, presque jusqu’aux larmes, par un poème, est un délice assez rare. Cela m’est arrivé, ces derniers temps, en écoutant, dans l’église d’Aiglun, le poète Emmanuel Godo lire sa « Supplique pour mourir dans un merci », un poème extrait de Je n’ai jamais voyagé (Gallimard, 2018). Lorsque cela arrive, il importe de relire, par la suite, le poème, avec attention, à tête reposée, et de chercher à rendre compte de cette émotion. Je vous propose donc aujourd’hui un modeste commentaire de ce poème.

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Grasse s’est enslamée ce soir !

C’était ce vendredi 5 août, à 20 heures, au cœur de la capitale des parfums. La ville avait d’ailleurs, ce jour-là, célébré la fête du jasmin. Mais si je me suis rendu à Grasse, ce soir-là, c’était pour participer à une scène ouverte de poésie. En plein centre historique, dans un dédale de ruelles décorées d’ombrelles roses suspendues, se trouve « L’Arrosoir ». C’est dans ce restaurant que Michel Saint Dragon organise, le premier vendredi de chaque mois, une scène slam.

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Lumineux Emmanuel Godo

Emmanuel Godo, poète, professeur de lettres en classes préparatoires au lycée Henri IV, était invité, dimanche 31 août, à présenter son univers poétique, au village d’Aiglun, sur l’invitation de Patrick Quillier, lui-même poète, professeur émérite et membre du conseil municipal. Nous avons assisté à un très beau moment de poésie, marqué par l’aisance lumineuse et sincère d’Emmanuel Godo.

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Michel Saint-Dragon à la Trésorerie

Nice, 13 rue Trachel, le 29 juillet, un peu avant 19 h. J’arrive devant une devanture couverte de fleurs et de livres. L’enseigne indique « La Trésorerie ». Un espace associatif pour faire revivre le quartier de la gare. Ce soir, la scène est confiée à Michel Saint-Dragon, poète, performeur, slammeur, accompagné au violon par Sophie Allain. Avec, en première partie, un petit spectacle de Laurie Camous.

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Connaissez-vous Jean-Pierre Siméon ?

Longtemps directeur artistique du Printemps des Poètes, éditeur chez Gallimard, engagé dans des revues et maisons d’édition poétiques, Jean-Pierre Siméon, par ailleurs agrégé de Lettres modernes et formateur d’enseignants, a beaucoup œuvré pour la poésie contemporaine, pour la faire connaître, pour lui redonner sa place au sein de la Cité. C’est ainsi en tant qu’acteur culturel que j’ai d’abord rencontré le nom de Jean-Pierre Siméon. Il a été l’invité d’honneur du festival Poët Poët qui a eu lieu au printemps. Aussi ai-je voulu découvrir, au-delà du défenseur de la poésie, le poète lui-même. Quelques mots à propos des ouvrages récents de Jean-Pierre Siméon.

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L’insouciance selon Alexandre Jollien

Nombreux parmi nous sont sans doute les angoissés, les stressés, les déprimés, et comment en irait-il autrement, puisque nous vivons dans une société qui nous conduit sans cesse à l’inquiétude ? Le travail, l’actualité, la maladie, la mort… Les raisons ne manquent pas de se faire du souci. Aussi est-il précieux de cultiver l’insouciance. Le dernier livre d’Alexandre Jollien peut nous y aider.

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Ça slame à Nice

Le café « Chez Pauline », situé rue Bavastro à Nice, n’est pas un salon de thé comme les autres. En effet, Pauline a voulu en faire un café culturel, qui accueille diverses sortes d’événements, dont des soirées « slam » organisées par Michel Saint Dragon. Cela faisait quelque temps que j’en entendais beaucoup de bien sur Facebook. Je n’avais encore pu y assister, faute de temps, et j’ai profité d’être en vacances pour me rendre, jeudi soir, à la dernière soirée de l’année avant la reprise en septembre. Ces soirées slam fêtaient leur deuxième anniversaire.

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Olivier Barbarant et la poésie

Je vous proposais, il y a quelques jours, d’écouter une conférence de Jean-Yves Masson, qui consistait en un « état des lieux » de la poésie contemporaine, à l’occasion des Journées de Lagrasse. Aujourd’hui, je rends compte d’une autre de ces conférences, à savoir celle d’Olivier Barbarant.

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« Son corps d’ombre » de Marilyne Bertoncini

Un univers onirique, peuplé de miroirs et d’ombres, abrite la douleur du deuil. Il y a la souffrance, la blessure, le cri, mais aussi la contemplation du réel tel qu’il est, dans l’effacement des marques personnelles. Des images se télescopent, à l’instar des collages de Ghislaine Lejard qui font face à chaque poème. De la réalité, Marilyne Bertoncini ne retient que quelques détails saillants, recomposés sous un jour mythique : Orion, Ariane, Eurydice apportent le surplomb du mythe au détail quotidien. Le point commun qui relie les poèmes est la mort, cet autre monde si près du nôtre, la perte d’êtres chers qui se laisse deviner sans pathos aucun, et le surcroît de lumière sur les choses et les êtres qu’apporte leur fragilité. Un très beau livre, pudique et lumineux, « au pays de la mort ».

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La poésie contemporaine par Jean-Yves Masson

Je viens d’écouter une passionnante conférence, prononcée par Jean-Yves Masson, professeur de Littérature française à l’Université de la Sorbonne, spécialiste de littérature comparée, éditeur et traducteur de poésie, et lui-même poète. Cette conférence a été donnée le 27 mai 2022, dans le cadre du « Banquet de printemps » de Lagrasse.

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Les « Vers de rage » de Stephen Blanchard

La place des poètes n’est pas dans une tour d’ivoire mais bien au cœur de la Cité, à cet endroit même d’où Platon, en son temps, avait voulu l’exclure. Aède, barde, trouvère, griot : le poète parle au nom d’une collectivité à laquelle il donne voix. Aussi le poète a-t-il, autant que le journaliste, le droit d’évoquer l’actualité. C’est bien elle qui est au cœur du vingt-quatrième ouvrage de Stephen Blanchard, Vers de rage, paru aux éditions France Libris.

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Huysmans à l’honneur à Nice

L’œuvre de Joris-Karl Huysmans fait l’objet, depuis longtemps, de nombreuses recherches et d’études critiques. Mais elle demeure aujourd’hui moins connue que celles d’autres romanciers du dix-neuvième siècle tels que Stendhal ou Zola. C’est pourquoi un important colloque international se propose de faire le point sur les Actualités huysmansiennes. Il a débuté aujourd’hui, à Nice, sous la direction d’Alice De Georges et de Marc Smeets.

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« Être avec le sauvage » d’Arnaud Villani

Philosophie ? Poésie ? Récit ? Le dernier ouvrage du philosophe Arnaud Villani déborde les frontières génériques. Ces « pensées cueillies à la volée » (p. 61) refusent résolument la forme du traité, trop académique, trop scolaire. On assiste au développement d’une pensée en contact avec la nature, qui prend la forme d’une « pérégrination » (p. 102). Un ouvrage régénérant.

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Carte blanche à Laurence Vielle

Cette édition 2022 du Festival Poët Poët, très riche en émotions, s’est terminée en beauté avec un dernier week-end très intense. Après le grand spectacle de La Gaude vendredi soir, notre marraine Laurence Vielle avait carte blanche à la bibliothèque Nucéra.

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