Le paysage en art

Ce mardi 4 décembre, à 19 h, le musée Chagall, à Nice, était tout illuminé, alors qu’il est d’ordinaire fermé le mardi, comme la plupart des musées français. Même s’ils ont pu apprécier la beauté des toiles d’inspiration religieuse du grand peintre, les visiteurs qui se rassemblent ne sont pas venus pour simplement admirer l’univers onirique de Chagall, mais pour écouter la conférence de Michel Collot sur « le paysage dans l’art moderne et contemporain ».

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Julia Kerninon : « un cours d’eau pur et bondissant »

Il y a quelque chose de logorrhéique dans la prose de Julia Kerninon, du moins dans celle de Une activité respectable, roman autobiographique paru en 2017 aux éditions du Rouergue. Cette caractéristique, que j’ai pris au départ pour une maladresse, se révèle une signature stylistique, une marque de la personnalité de l’écrivain. De fait, le roman se lit d’une traite.

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« Déjà ! » de Charles Baudelaire


Si Charles Baudelaire déploie son génie dans Les Fleurs du Mal, il nous offre une autre facette de sa poésie avec Le Spleen de Paris, ses fameux Petits poèmes en prose avec lesquels le poète donne ses lettres de noblesse à ce genre paradoxal. Je voudrais aujourd’hui, en guise d’introduction à ce recueil, vous parler de l’un des poèmes, qui n’est sans doute pas le plus connu, mais qui, nous l’allons voir, ne manque pas d’être fort intéressant.

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La flûte enchantée à l’école

Ayant cette année conservé une partie de mes élèves de l’an dernier, je dois renouveler complètement mon stock d’ouvrages de littérature. Après une première période qui a tourné autour du thème de la science-fiction, j’ai décidé de consacrer les mois de novembre et décembre au thème de l’opéra, en exploitant un album inspiré de La flûte enchantée de Mozart. C’est l’occasion de vous présenter cet opéra, qui compte sans doute parmi les plus célèbres, ainsi que quelques-unes des activités menées en classe à cette occasion.

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Transmettre les voix éclatées de la Grande Guerre

Il n’aura échappé à personne que nous avons commémoré cette semaine le centenaire de l’armistice de 1918. Il y a cent ans, en effet, prenait fin une guerre d’un caractère inédit, par sa durée, par son ampleur, par son nombre de morts, par son caractère particulièrement inhumain. Elle a laissé de nombreuses cicatrices dans l’âme de l’humanité, dont certaines, cent ans après, sont encore bien visibles. Pour porter cette mémoire dans notre vingt-et-unième siècle, il fallait un poème. Et Patrick Quillier l’a composé.

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Du cinéma à la Maison des Associations de Nice

Le scénariste Daniel Cassini m’a écrit afin de m’annoncer la projection de trois de ses films à la Maison des Associations, place Garibaldi à Nice, dans le cadre du festival OVNI. Ce sera le samedi 17 novembre entre 11 h et 12 h 30.

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Pourquoi faut-il que ça aille mal pour que les gens reviennent à la poésie ?

Selon un message lu sur Facebook, qui lui-même se fonde sur un article du Courrier International (payant), de nombreux Américains renouent avec la poésie, genre pourtant de plus en plus délaissé, du fait même de la situation politico-économique du pays. Un peu comme s’il fallait forcément que les choses aillent mal pour que les gens se souviennent que la poésie existe.

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La salle Gaveau accueillera le Salon des poètes

Le chef d’orchestre Hugues Reiner m’a contacté, il y a quelques jours, afin de me faire part de son projet :  il a réservé, pour le 2 décembre prochain, la prestigieuse salle Gaveau, à Paris, pour y faire venir, non pas seulement des musiciens comme il en a l’habitude, mais aussi des poètes.

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« Charlotte » de David Foenkinos

C’est un livre que je n’aurais peut-être pas découvert par moi-même, tant il est vrai que j’évite en principe les histoires tristes, dont on sait dès la première ligne qu’elles finiront mal. J’ai entendu parler de ce livre dans le cadre d’un projet pédagogique qui sera prochainement mis en oeuvre dans mon école. Et, donc, j’ai voulu lire le roman. Je l’ai trouvé passionnant. Mais rude à lire par son tragique.

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En ce temps là la guerre était en terre
l'europe dilacérée labourait
ses plaines pour planter des boisseaux d'hommes
malheureux tous ces morts tels des épis
cueillis trop verts malheureux tous ces morts
aux moissons innommables de l'histoire
malheureux tous ces morts pour six arpents
de terre malheureux tous ces morts pour
satisfaire morgue et cupidité

Patrick Quillier, Voix éclatées (de 14 à 18), Gardonne, éditions Fédérop, 2018, p. 13.

Chanter les possibles

Marc Alexandre Oho Bambe n’est pas un poète comme les autres. Sa poésie se déclame plus qu’elle ne se lit. Ses livres ne sont que la trace écrite d’une performance avant tout orale. Et c’est avec sa voix en tête que j’ai lu Le Chant des possibles, paru en 2017 aux éditions de La Cheminante.

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