Archives pour la catégorie Poésie

Quatre recueils

Recueils manuscrits

J’ai entre les mains quatre petits recueils, parus dans les années quatre-vingts aux éditions « Les petits classiques du grand pirate ». Ils ont la particularité d’être manuscrits. Entendons-nous : il ne s’agit pas proprement de manuscrits, mais plutôt de l’impression à quelques centaines d’exemplaires de petits livres qui reproduisent l’écriture manuscrite de leur auteur.

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Un planisphère (Pixabay, libre de réutilisation)

Le Printemps des Poètes fête l’Afrique

Du 4 au 19 mars prochain se tiendra la dix-neuvième édition du Printemps des Poètes, qui s’est, cette année, donné pour thème : « Afrique(s) ». Beau programme, cherchant à faire découvrir de nombreux poètes de langue française, souvent insuffisamment connus en France. Je vous propose ici quelques pistes pour vous aider à y voir plus clair dans ce continent poétique.

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« Neige » de Maxence Fermine

Roman ? Poème ? Le conte initiatique de Maxence Fermine, publié en 1999 aux éditions Arléa, puis réédité chez Points, et sobrement intitulé Neige, se situe quelque part entre les deux. J’ai lu ce petit livre d’une seule traite, ce matin. Il avait tout pour me plaire : il parle de poésie, de haïkus, du Japon, et de la neige.

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Deuil du duo

« sans toi
c’est le silence
assis sur sa chaise
sans toi
la miroir creuse
jusqu’au vide
jusqu’au vif
ô poésie
striée de perte
sans toi
l’ombilic
crève ô
furie douce
sans toi voici mon corps
bâtard taraudé
à mort
sans toi
mes yeux privés
ne touchent plus
rien
sans toi
c’est l’enfer
d’une enfance
enragée
sans toi
c’est le drame
le deuil brame
âme bée »

Yves Charnet, « Deuil du duo », dans « Tranches d’âmes »,
paru dans Nu(e), n°40, 2009

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« L’hirondelle rouge » de Jean-Michel Maulpoix (à paraître)

En février prochain, paraîtra, aux éditions du Mercure de France, un nouveau recueil de Jean-Michel Maulpoix, intitulé L’hirondelle rouge. Il s’agit, pour une part, mais pour une part seulement, d’un « livre de deuil », pour reprendre l’expression employée par Philippe Jaccottet à propos de certains de ses propres ouvrages. Quelques remarques (il y aurait tant à dire !) sur ce nouveau livre…

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Un recueil contemporain : Bernard Noël

Je voudrais vous présenter aujourd’hui un petit recueil que j’ai sous les yeux, publié par Bernard Noël et illustré par Véronique Sablery aux éditions Dana. Il s’intitule Un regard en abîme.

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Un petit recueil de Jean-Marie Barnaud

C’est un tout petit livre d’une dizaine de centimètres de côté, à la couverture bleue, imprimé sur du beau papier. Il ne compte que vingt-sept pages et dix-sept poèmes, imprimés à l’encre verte. Son titre ? Sur le carnet de Marion. Son auteur ? Jean-Marie Barnaud.

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Connaissez-vous Charles Cros ?

Ce qu’il y a de bien avec les poètes du XIXe siècle, c’est que leur œuvre, « tombée » (comme on dit) dans le domaine public, est aisément accessible sur Internet. C’est l’occasion de vous faire découvrir quelques poètes moins célèbres que les Baudelaire, Rimbaud ou Verlaine, mais qui, cependant, ont publié de beaux poèmes. Je commence aujourd’hui avec Charles Cros, et le poème liminaire du Coffret de santal.

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« Et si tu écrivais le roman du désespoir,
celui des terres inondées ou recluses,
celui des villes renégates ou celui
des hameaux délabrés, que dirais-tu
à ton poème qui tremble et qui s’alarme ? que
dirais-tu ? Mais regarde bien autour de toi,
un petit garçon prend la lumière entre
ses doigts, il remonte les pentes du matin,
il est l’encre violette des prairies
avec leurs fleurs, leurs silences de fleurs,
leurs émeutes de fleurs devant l’éternel
combat de l’enthousiasme et de l’inquiétude. »

Richard Rognet, Élégies pour le temps de vivre,
Gallimard, via Google Books.

« Doucement, tombent les premiers flocons, très espacés, très lents : des épluchures de ciel.

— Qui donc, là haut, débarrasse la table, jette par la fenêtre la nappe blanche du dimanche, néglige à ce point les couverts d’argent et fait tomber le sucre en poudre et les miettes de pain sur la terre ? »

Jean-Michel Maulpoix, Pas sur la neige,
Paris, Mercure de France, 2004, pp. 33-34.

Jour de neige, par Alpha du Centaure, flickr, libre de réutilisation (http://www.flickr.com/photos/alphaducentaure/3177472765/in/photolist-e9dD3J-dNg4yx-5QMnXc-98aUai-dNh9Uq-7FDFt5-qnyMJ1-4r2rtf-7oBHoc-dLQFtN-rqdCKg-ppK716-8ZfWrM-dNiNgC-dNm219-5TxTZR-dNjXFW-8ZrHk4-6uYWzP-8Zv7ro-dNmbCJ-eubqxw-b95cHc-5TNdZc-bq2tvp-pGtD2c-5Jz9tC-7AAmrn-dNkBG5-bFvVcF-87FZiH-kWXBFY-dWHa8i-5ShUE2-szgny-pKfUd5-e2Me3S-7tHzxo-9fsx1U-7p7EZC-dNkTWQ-dLJsqe-dNmv8E-p5d8qt-724HV-6kFT5n-6cQpYt-6cUxZy-6cUxFf-6cUxyJ/)

Les haïkus d’hiver de Daniel Biga

Paru en 2015 aux éditions Tarabuste, Le sentier qui serpente est sous-titré « haïku de voyages et des quatre saisons ». De fait, ses quatre sections portent le nom des saisons, et elles sont toutes composées de petits textes de trois vers, alternativement alignés sur la marge gauche puis sur la marge droite de la page. Je vous propose donc de découvrir les haïkus d’hiver de Daniel Biga.

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Paul Verlaine par Willem Witsen (1892, via Wikimedia Commons, libre de réutilisation)

L’auto-pastiche de Paul Verlaine

Je dois à mes études supérieures d’assez bien connaître la poésie de Baudelaire et celle de Rimbaud, en revanche je n’ai jamais eu à étudier celle de Verlaine. Et pourtant, plus je la feuillette, plus je la trouve intéressante. Aujourd’hui, en parcourant le recueil Parallèlement, j’ai découvert un poème intitulé « A la manière de Paul Verlaine », qui m’a tout l’air d’être un auto-pastiche, une sorte de caricature de soi-même. Le résultat est assez savoureux. Voyez plutôt.

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