« Concordance » : l’aventure d’une publication

Comme je le racontais dans mon précédent article, je viens de publier en auto-édition mon premier recueil de poésie, intitulé « Concordance ». Aujourd’hui, je reviens sur l’aventure de cette publication.

1. Rassembler les poèmes

Il a d’abord fallu rassembler mes poèmes, établir un choix, écarter certains d’entre eux, déterminer leur ordre. J’ai fait le choix de les répartir en plusieurs sections, de dessiner un mouvement d’ensemble de l’ouvrage, de l’éclaircie à la sérénité.

Pour cette partie-là du travail, et dans la mesure où l’intérieur de l’ouvrage ne comporte que du texte, j’ai travaillé avec Word, qui est le logiciel de traitement de texte le plus classique qui soit. Cela reste un outil simple et performant pour définir les marges, la police de caractères (une version open source de Garamond), la forme globale de l’ouvrage.

Quand j’ai eu fini de saisir le texte, j’ai demandé au logiciel d’afficher deux pages à la fois, ce qui crée l’illusion de feuilleter le livre. Cela donne une idée du rendu final, et cela permet d’ajouter ici un saut de ligne, d’en retrancher un là, afin d’avoir le meilleur visuel possible. Ajouter ici un poème, en retrancher un là, déplacer tel autre : au-delà de l’écriture proprement dite, ce travail de composition est également passionnant.

2. Composer une couverture

Pour réaliser la couverture, j’ai utilisé le logiciel de dessin vectoriel Corel Draw, que j’utilise depuis des lustres. C’est donc un outil que je manie beaucoup plus facilement que les logiciels plus fréquemment évoqués lorsqu’il s’agit de conception graphique, tels qu’InDesign (Adobe) ou encore XPress (Quark).

Il a fallu être extrêmement précis et rigoureux pour respecter les mesures de l’ouvrage, afin d’assembler en un seul fichier la première et la quatrième de couverture, tout en respectant les lignes de coupe et de pliage. J’ai dû aussi faire quelques conversions entre les mesures américaines en pouces fournies par l’imprimeur et les centimètres français.

Pour l’image de couverture, cela fait longtemps que j’ai eu l’idée d’utiliser un travail d’arts plastiques réalisé au collège. Mon professeur de l’époque avait imposé le sujet « Garder la forme », et, guidé par mon père, j’avais proposé des carrés emboîtés les uns dans les autres. Bien évidemment, ce travail de collégien n’invente rien, mais j’étais assez fier du résultat, et cela fait longtemps qu’une image scannée de ce travail orne les brouillons de mes poèmes. Mais la réception des premières épreuves du livre a confirmé un doute que j’avais : cette image scannée n’avait pas une résolution suffisante pour l’impression. J’ai donc recomposé une image semblable, entièrement en dessin vectoriel.

3. Commander un code ISBN

Je suis ensuite allé sur le site Internet de l’AFNIL, afin de commander un code ISBN. Ce code, obligatoire pour éditer un livre, permet de l’identifier de manière unique. Moyennant le paiement de trente euros, l’AFNIL fournit en quelques semaines, par courrier électronique, un code qui devra apparaître sur la quatrième de couverture du livre, ainsi qu’à l’intérieur, sur la page des mentions légales. Il faut donc remplir un formulaire en ligne pour obtenir ce code.

4. Téléverser le livre

Comme je l’indiquais dans mon article précédent, j’ai choisi l’auto-édition, qui me permet de jouer à la fois le rôle d’auteur et celui d’éditeur, en conservant une totale maîtrise sur la forme finale de l’ouvrage. J’ai bien entendu comparé de très nombreuses propositions d’imprimeurs, locaux ou en ligne, dont certaines sont extrêmement coûteuses. L’avantage de « KDP », pour Kindle Direct Publishing, une filiale d’Amazon, est qu’il permet à tout un chacun de publier sans se ruiner, grâce au principe de l’impression à la demande : ce sont les lecteurs qui vont eux-mêmes commander l’impression d’exemplaires, sans que j’aie à avancer l’argent de l’impression puis chercher des lecteurs à qui vendre des exemplaires. (Je précise, bien entendu, que je n’ai pas la moindre action chez eux.)

Sur le site de KDP, il y a un grand nombre de champs à remplir, sur le titre, l’auteur, le genre, le format, le prix de vente, et j’en oublie. Vient ensuite l’étape du téléversement du contenu et de la couverture, au format PDF. Il est alors possible de prévisualiser le rendu final, puis de commander des épreuves papier, avant la publication.

5. Corriger les épreuves, et publier

Au bout de quelques jours, j’ai reçu mes épreuves dans ma boîte à lettres, qui m’ont permis de procéder à de nouvelles corrections. Il faut alors téléverser le fichier modifié, puis valider pour publier le livre. Celui-ci n’apparaît sur Amazon qu’au bout de quelques jours, le temps de laisser à cet imprimeur le soin de vérifier que l’ouvrage ne contrevient pas manifestement à la loi.

Depuis quelques jours, il est désormais possible de commander ce livre via ce lien. Cela a été une grande joie de voir que ce livre a déjà été commandé, deux jours après sa mise en ligne, par plusieurs connaissances et amis. Il faudra ensuite que je fasse un travail de promotion du livre, qui d’ailleurs sera sans doute également intéressant, mais je laisse cette partie-là pour un peu plus tard, car actuellement je suis très pris par de nombreux projets.

6. Procéder au dépôt légal

Dès que je recevrai mes premiers exemplaires, il faudra que j’en envoie un par la poste au dépôt légal de la Bibliothèque Nationale de France, conformément à une obligation légale instituée, si ma mémoire est bonne, sous le ministère de Richelieu. Là encore, il y a un formulaire à télécharger sur Internet, à remplir et à joindre au courrier.

*

J’espère que cet aperçu des coulisses de la publication du livre vous aura intéressés. Pour en savoir plus sur le contenu de l’ouvrage lui-même, je vous renvoie à mon précédent article qui a raconté plus en détail la genèse poétique de l’ouvrage.

Image d’en-tête trouvée grâce à l’outil Pexels proposé par WordPress

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