Archives du mot-clé Arthur Rimbaud

Introduction à la lecture de Rimbaud

Son influence demeure très forte sur les poètes d’aujourd’hui. Pourtant, il n’a qu’assez peu écrit, et pendant une période très brève, correspondant à une adolescence aussi intense que tumultueuse. Rimbaud est une comète, traversant de façon fulgurante le ciel de la poésie, pour la changer à jamais. Oui, sans doute, il y a un avant et un après Rimbaud. Certes, ce dernier ne fut guère connu de son temps, mais il fut admiré par les plus grands : Verlaine et Mallarmé, notamment.

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Reblogué : Rimbaud par Verlaine

Un court documentaire dans lequel Yves Peyré, directeur de la Bibliothèque littéraire Jacques Peyré, présente un fond de dix-neuf dessins que les proches du poète s’échangèrent, entre 1873 et 1877, avant son départ pour l’Afrique. Un documentaire intitulé ‘Prélude au grand départ’, réalisé par Micheline Paintault, en 2006, pour SCÉRÉN-CNDP. 19mn. […]

► À lire sur : Rimbaud à travers les dessins de Verlaine. — Lire dit-elle

Peut-on encore écrire des sonnets aujourd’hui ?

On me demande s’il est encore possible d’écrire aujourd’hui des sonnets. C’est une question très intéressante, qui, comme souvent en littérature, ne possède pas une réponse unique, et qui pose, plus largement, le problème du rapport de l’écrivain contemporain à la tradition. Répondre à cette question implique ainsi de s’interroger sur la spécificité de la poésie contemporaine à l’égard des époques antérieures. Vaste question, donc.

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Arthur Rimbaud : les étrennes des orphelins

C’est l’un des tout premiers poèmes d’Arthur Rimbaud. C’est par ce poème que s’ouvrent les Œuvres complètes du poète dans la Pléiade. Dans l’édition « folio classique » de Louis Forestier, il arrive en deuxième position au sein des « Premiers écrits ». Arthur Rimbaud avait seulement 16 ans lorsqu’il composa ce poème en 1870. Ce poème qui traite d’enfance et de solitude témoigne du grand talent qui habitait déjà le poète ardennais malgré un si jeune âge. Lecture et commentaire.

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Quand l’écrivain devient un mythe

Les écrivains et les écrivaines sont des hommes et des femmes comme tout le monde. Comme tout le monde, vraiment ? Pourtant, lorsqu’ils accèdent à la gloire, leur personne s’enveloppe d’une aura de mythe. Mêlant vérité biographique et fantasmatique collective, l’écrivain devient un véritable personnage. Romanciers et cinéastes content alors parfois leur légende. J’ai eu l’occasion de m’intéresser à la question du mythe de l’écrivain grâce aux très intéressants cours de M. Paul Léon, enseignant à l’Université de Nice.

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Arthur Rimbaud dans le temps

C’est une œuvre particulièrement dense que celle d’Arthur Rimbaud. Des premières poésies du Cahier de Douai à la publication de la Saison en Enfer, il ne s’est passé que quelques années. Et pourtant, que d’évolutions, de changements, de transformations ! Dans ce bref laps de temps, entre 1870 et 1873, Rimbaud bouleverse le vers, opte pour la prose, et se renouvelle constamment, avant d’abandonner radicalement la poésie et de partir faire du commerce au Harar. Comme si des siècles s’immisçaient dans ces quelques années. Comment ce si bref itinéraire parvient-il à s’élargir de la sorte ?

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Quand les poètes chantent Vénus…

Vous avez été nombreux à lire mon billet sur « L’heure du berger » de Paul Verlaine. Ce très beau poème associe la planète Vénus avec la déesse du même nom. Je vous propose aujourd’hui trois autres poèmes, très différents, sur le même thème…

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Une phrase de Rimbaud

Ecrire un article à propos d’une seule phrase, c’est le pari que je m’assigne aujourd’hui pour ce billet. Mais cette phrase, ce n’est pas n’importe laquelle puisqu’elle est de Rimbaud :

« Je sais aujourd’hui saluer la beauté. »

C’est par cette phrase que se termine « l’Alchimie du verbe », deuxième des « Délires » d’Une Saison en Enfer. C’est une phrase remarquable, qui justifiait bien, à elle seule, que j’y consacre un billet. Jugez plutôt.

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Morte, la rime ?

« La rime est une esclave et ne doit qu’obéir. »
Nicolas Boileau, L’art poétique, I, Wikisource.

La quasi-totalité des poètes contemporains a abandonné la rime. De fait, dès le dix-neuvième siècle, elle est remise en question, voire abandonnée dans les poèmes en prose de Baudelaire ou dans les vers libres de Rimbaud. Et c’est bien par choix, et non par facilité : Baudelaire comme Rimbaud ont suffisamment fait montre de leur génie en poésie rimée pour qu’on n’en puisse pas douter. Alors, pourquoi cet abandon de la rime ?

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Solution du jeu : Arthur Rimbaud

Je vous proposais, il y a quelques jours, de jouer à retrouver le poème qui se cachait derrière la liste alphabétique de ses mots. Cela n’était pas forcément très facile, même si le texte choisi était l’un des plus célèbres poèmes du XIX° siècle. Il s’agissait en effet du prologue de la Saison en Enfer d’Arthur Rimbaud…

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« L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles,
L’infini roulé blanc de ta nuque à tes reins,
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles,
Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain. »

Arthur Rimbaud, Poésies 1870-1871,
dans Poésies, Une Saison en enfer, Illuminations,
Paris, Gallimard, coll. « folio classique », p. 114.