Yves_Bonnefoy_(cropped)
Yves Bonnefoy au Collège de France en 2004 (Joumana Haddad, Wikipédia, libre de réutilisation)

« Nous mettons nos pieds nus dans l’eau du rêve,
Elle est tiède, on ne sait si c’est l’éveil
Ou si la foudre lente et calme du sommeil
Trace déjà ses signes dans des branches
Qu’une inquiétude agite, puis c’est trop sombre
Pour qu’on y reconnaisse des figures
Que ces arbres s’écartent, devant nos pas.
Nous avançons, l’eau monte à nos chevilles,
Ô rêve de la nuit, prends celui du jour
Dans tes deux mains aimantes, tourne vers toi
Son front, ses yeux, obtiens avec douceur
Que son regard se fonde au tien, plus sage,
Pour un savoir que ne déchire plus
La querelle du monde et de l’espérance,
Et qu’unité prenne et garde la vie
Dans la quiétude de l’écume, où se reflète,
Soit beauté, à nouveau, soit vérité, les mêmes
Étoiles qui s’accroissent dans le sommeil.

Yves Bonnefoy. Cité d’après le site « L’arbre à lettres ».

Article « reblogué » depuis : Nous mettons nos pieds nus dans l’eau du rêve (Yves Bonnefoy) – L’arbre à lettres

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