Archives du mot-clé poésie française du XXe siècle

Le poème d’à côté: Guillaume Apollinaire

Si l’on en croit « France Culture », l’un des poèmes les plus célèbres de Guillaume Apollinaire est « Mai », deuxième poème de la série des « Rhénanes ». Dans la logique de la rubrique « Le poème d’à côté », je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir le poème qui précède dans Alcools, à savoir « Nuit rhénane ».

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« Puisqu’elle va de vous à moi, sans être vue,
Et fait en l’air son nid comme sur une plante,
Cherchons-la, sans bouger, dans cette nuit tremblante,
Puisque le moindre bruit, lorsqu’il dure, la tue. »

Jules Supervielle, « L’Ame », Les Amis inconnus

La guerre et la poésie

En ce 8 mai, il est bon de se souvenir que, il y a 74 ans, prenait fin la Deuxième Guerre mondiale. Un conflit inédit tant par son ampleur, par son bilan meurtrier, que par le degré d’inhumanité qu’il a engendré : inutile de revenir sur ces détails morbides et bien connus. Mais si cette guerre a indubitablement changé la face du monde, elle a aussi profondément transformé la littérature.

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Un autre Desnos

Quel élève n’a jamais entendu parler de la fameuse fourmi de dix-huit mètres de Robert Desnos ? Mais oui, celle qui traîne un char plein de pingouins et de canards ! Cette comptine est fort savoureuse, mais elle risque de laisser croire que le poète n’a écrit que des poèmes pour enfants. Rien n’est moins exact. Je voudrais donc aujourd’hui vous présenter un autre Desnos.

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« Un jour qu’il faisait nuit » de Robert Desnos

Le nom de Robert Desnos est bien connu du grand public, tant nombreux furent ceux qui, sur les bancs de l’école, apprirent ses vers par cœur. Tout le monde, ou presque, a entendu parler de sa « fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête ». En revanche, bien moins nombreux sont ceux qui se sont aventurés au-delà. Or, la poésie de Robert Desnos n’est pas réservée aux enfants, tant s’en faut ! Aujourd’hui, je vous présente un poème assez célèbre, intitulé « Un jour qu’il faisait nuit », paru dans le recueil Corps et Biens en 1930.

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La mer chez Supervielle

Poète majeur de la première moitié du vingtième siècle, Jules Supervielle, demeuré à l’écart des voies surréalistes, fut l’auteur, depuis Gravitations jusqu’à Le Corps tragique, d’une poésie moderne et très humaine. Je vous propose aujourd’hui de découvrir l’un de ses poèmes, qui fait de la mer le sujet de sa rêverie.

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Joie

Comme tendrement rit la terre quand la neige s’éveille sur elle ! Jour sur jour, gisante embrassée, elle pleure et rit. Le feu qui la fuyait l’épouse, à peine a disparu la neige.

René Char, « Joie », Le Nu perdu,
in Œuvres complètes, Paris, Gallimard,
coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1983, p. 475.