Tous les articles par Gabriel Grossi

A propos Gabriel Grossi

Passionné de lecture et de poésie, je m'intéresse particulièrement à la poésie contemporaine, à laquelle j'ai consacré ma thèse de doctorat. J'essaie par mon blog "Littérature portes ouvertes" de mieux faire connaître la littérature sous toutes ses formes, comme domaine de recherche et source de plaisir.

Enseigner le passé simple

Pour bien des élèves, le passé simple n’a de simple que le nom. Pourtant, son étude n’a rien d’insurmontable, du moment que l’on a bien compris son usage, et que l’on peut se fonder sur des régularités pour asseoir la conjugaison. Je voudrais vous présenter aujourd’hui une petite séquence sur le passé simple, menée dans ma classe de CE2/CM1.

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Connaissez-vous Léon Gontran Damas ?

Parmi les « poètes de la négritude », on cite souvent le Martiniquais André Césaire ou le Sénégalais Léopold Sédar Senghor. Peut-être vous souvenez-vous que j’ai déjà évoqué ici le Haïtien René Depestre. Je vous propose aujourd’hui de découvrir un autre membre de cette famille poétique, un peu moins connu, à savoir le Guyanais Léon Gontran Damas, né à Cayenne en 1912.

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« À une passante » de Charles Baudelaire

C’est aujourd’hui d’un poème extrêmement connu que je voudrais vous parler. Je n’entends pas en proposer un énième commentaire, puisque vous en trouverez déjà une multitude sur Internet. Je voudrais simplement montrer en quoi ce poème mérite pleinement d’être versé au dossier de « L’éphémère », thème du Printemps des Poètes 2022.

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Le sapin de Noël de Jean-Michel Maulpoix

En ces temps de fêtes, je vous invite à découvrir un poème de Jean-Michel Maulpoix qui est bien singulier, puisqu’il arbore la forme générale d’un sapin de Noël. Ce poème, que vous trouverez dans Domaine public, est précisément daté du 25 décembre.

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Le janvier de William Chapman

Je voudrais aujourd’hui vous faire découvrir un poète québécois. William Chapman, né en 1850 et mort en 1917, est notamment l’auteur de « L’année québécoise », dans Les Fleurs de Givre, où le poète célèbre successivement les différents mois de l’année. Je vous propose de découvrir « Janvier », où le poète chante en alexandrins réguliers les rigueurs de l’hiver canadien comme la chaleur fraternelle des Québécois. C’est sans doute un peu trop grandiloquent, mais ça n’en reste pas moins un très beau poème.

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Qu’est-ce qu’un poème en prose ?

L’appellation même de « poème en prose » repose sur une apparente contradiction. Pour le maître de philosophie du Bourgeois gentilhomme, les deux catégories de prose et de poésie s’excluent mutuellement. Cependant, depuis Molière, maints artistes se sont fait fort de bousculer les catégories traditionnelles. Si bien qu’en effet, il s’écrit aujourd’hui beaucoup de « poésie en prose ». Qu’est-ce donc que cela  ?

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Un an d’orthographe au CE1

Apprendre l’orthographe, c’est d’abord mémoriser la forme écrite des mots, laquelle n’est pas toujours très proche de leur prononciation orale, et c’est ensuite acquérir les règles qui permettent d’orthographier correctement les mots lorsqu’ils sont utilisés dans des phrases. Les élèves découvrent ainsi qu’écrire ne s’invente pas, mais repose sur des règles. L’année de CE1 est, à ce titre, cruciale.

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« A la lumière d’hiver » de Philippe Jaccottet

Philippe Jaccottet, né en 1925 et décédé en cette année 2021, fait partie des grands noms de la poésie contemporaine. Avec Yves Bonnefoy, André du Bouchet ou encore Jacques Dupin, il fait partie de cette génération qui émerge après guerre, avec le souci de renouer avec la vie, avec le monde. Auteur de nombreux recueils, en vers libres et en prose, il tente de s’exprimer avec justesse, authenticité et humilité. L’un de ses plus beaux recueils s’intitule A la lumière d’hiver.

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Connaissez-vous Claude Ber ?

Sans doute, la poésie de Claude Ber peut-elle dérouter au premier abord. Mais, bien vite, l’on est convaincu par son authenticité absolue et sans compromis, par son humanisme chevillé au corps et à l’âme, et, plus encore que par son humanisme, par sa vigoureuse et chaleureuse humanité. Chaque fois que j’ai rencontré Claude Ber – à Cerisy, à Nice –, celle-ci m’est apparue comme une personne extrêmement vivante, qui parle et qui écrit comme elle vit. Cette voix majeure de la poésie d’aujourd’hui est de ces pointures qui savent vous mettre à l’aise en quelques mots. C’est avec grand plaisir que je me ferai aujourd’hui l’écho des propos qui l’ont concernée, au sein du colloque Poèt(e)s qui s’est récemment tenu en ligne.

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Écritures du confinement

En l’espace de quelques semaines, la pandémie a profondément marqué notre époque, jusque dans nos habitudes quotidiennes, nos façons de penser et de nous projeter dans l’avenir. Un tel bouleversement, nécessairement, intéresse les écrivains, qui sont avant tout les lecteurs d’une époque, chargés de mettre des mots sur nos inquiétudes, nos aspirations, nos espoirs et nos sentiments. Je voudrais aujourd’hui explorer deux écritures du confinement, parmi tant d’autres.

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J’ai reçu le « Florilège » de Décembre

C’est sous le signe de Ronsard qu’est placé le dernier numéro de la revue Florilège, paru en ce mois de décembre. De fait, c’est avec deux de ses sonnets, issus des Amours de 1560 et des Sonnets pour Hélène, que s’ouvre la revue.

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Connaissez-vous Marie Étienne ?

Comme je le disais dans mon précédent billet, je suis vraiment très heureux d’avoir participé, samedi dernier, à un colloque inter-universitaire consacré aux poètes-femmes d’aujourd’hui. Cinq universités au total se relaient pour leur donner voix, et pour éclairer leur œuvre par des études critiques. La journée de samedi dernier s’ouvrait avec la présentation de la poète Marie Étienne, à travers un film documentaire de Bérénice Bonhomme et une lecture critique de Marie Jocqueviel-Bourjea.

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La « Vierge folle » d’Arthur Rimbaud

Une Saison en Enfer est très certainement le texte le plus connu d’Arthur Rimbaud. Et pour cause ! C’est d’ailleurs le seul ouvrage dont il ait contrôlé la publication. Mais si l’on commente très fréquemment le texte liminaire, « Jadis, si je me souviens bien… », ainsi que la fameuse « Alchimie du verbe », il est en revanche beaucoup plus rare de s’intéresser à « Vierge folle« . C’est pourquoi je voudrais vous faire découvrir ce poème aujourd’hui.

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