Archives du mot-clé littérature française

Baudelaire, toujours

Le poète contemporain Jean-Michel Maulpoix dit de Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé qu’ils sont les quatre pieds de sa table d’écriture. C’est rappeler que la poésie d’aujourd’hui, y compris la plus récente, continue de s’ériger sur un socle bâti par ces quatre fondateurs. Certes, depuis le XIXe siècle, bien des choses ont changé, néanmoins le mouvement qui s’y est initié continue aujourd’hui de se ramifier sous différentes formes. C’est pourquoi je voudrais aujourd’hui vous entretenir plus particulièrement de Baudelaire.

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Trois ans déjà !

Aujourd’hui ce blog souffle sa troisième bougie. Que le temps passe vite ! En trois ans, plus de 550 articles ont été publiés. Certains longs, d’autres plus courts, mais toujours avec l’envie de mieux faire connaître la littérature, la langue française et la poésie contemporaine.

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Joie

Comme tendrement rit la terre quand la neige s’éveille sur elle ! Jour sur jour, gisante embrassée, elle pleure et rit. Le feu qui la fuyait l’épouse, à peine a disparu la neige.

René Char, « Joie », Le Nu perdu,
in Œuvres complètes, Paris, Gallimard,
coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1983, p. 475.

Que lire pour se cultiver sans s’ennuyer ?

On m’a plusieurs fois demandé de proposer des titres d’ouvrages à lire, qui permettraient aux lecteurs de s’instruire et de se cultiver, sans pour autant que la lecture cesse d’être un plaisir et un divertissement. Permettez-moi donc de vous rassurer d’emblée : la littérature française n’a rien d’ennuyeux ! Je commence aujourd’hui avec quelques titres. N’hésitez pas, bien entendu, à en proposer d’autres en commentaires.

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Voltaire et les catastrophes naturelles

Ces jours-ci, les catastrophes naturelles ont fait la Une de l’actualité : plusieurs ouragans ont successivement déferlé sur les Antilles, tandis que le Mexique subissait un important séisme. Face à de telles situations, on peut aisément se sentir indigné face à l’injustice d’un tel sort, qui tue, blesse et ruine aveuglément des dizaines de personnes. Voltaire ne ressentit pas autre chose lorsqu’advint ce qu’il appela le « désastre de Lisbonne ».

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Les étoiles filantes de Victor Hugo

Si, par une nuit d’août, en un lieu quelque peu épargné de la pollution lumineuse, vous levez les yeux vers le ciel, vous ne manquerez pas d’observer quelques étoiles filantes. Ces petits cailloux, parfois de quelques grammes seulement, deviennent incandescents en pénétrant dans l’atmosphère terrestre, laissant dans le ciel de belles traînées lumineuses. Ce phénomène céleste à inspiré à Victor Hugo un beau poème, dont voici la première partie.

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Le théâtre, avant, c’était comment ?

Projecteurs surpuissants, rideaux électriques, microphones, haut-parleurs, décors… Le théâtre d’aujourd’hui bénéficie de moyens techniques importants. Aussi importe-t-il, lorsqu’on songe à des pièces plus anciennes comme celles de Molière ou de Racine, de se souvenir que, lorsqu’elles ont été jouées pour la première fois, au XVIIe siècle, ce n’était pas vraiment dans les conditions d’aujourd’hui. Alors, le théâtre, avant, c’était comment ?

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Une rose (Pixabay)

« La rose est la source
Le centre du temps
Le soleil la trousse
Pour mourir dedans.

T’as des bégonias
Plein les jambes plein
Le dessous des bras
D’autres dans les seins

Le taureau dessine
Un geste précis
Et rouge assassine
Le monde et midi »

James Sacré, Le taureau, la rose, un poème,
Cadex éditions, 1990, p. 32.

Victor Hugo : « Nuits de juin »

Un collègue — et qu’il en soit ici très chaleureusement remercié — m’a fait découvrir un beau poème de Victor Hugo. Impossible pour moi de ne pas vous en parler. Déjà, c’est un poème de saison, qui convient parfaitement en ce début juin. Ensuite, ce poème se trouve publié juste après le très célèbre « Oceano nox » (« Ô combien de marins, combien de capitaines ! ») : il se prête donc parfaitement à la rubrique « Le poème d’à côté ». Voici ce poème…

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D’un lyrisme oblique : Jean-Yves Masson

Écrivain, poète, professeur de littérature, éditeur, traducteur, Jean-Yves Masson, né en 1962 en Lorraine, est l’auteur d’ouvrages de poésie, notamment les Onzains de la nuit et du désir suivis des Neuvains du sommeil et de la sagesse, ainsi que de nouvelles et d’un conte, la Fée aux larmes. J’ai déjà cité plusieurs poèmes de Jean-Yves Masson, et je voudrais à présent vous présenter ses Neuvains, recueil que j’ai particulièrement apprécié.

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Lire la poésie d’Aimé Césaire

Aimé Césaire est une grande voix de la poésie française du XXe siècle. Il fait partie des poètes qui seront célébrés par le Printemps des Poètes, dont la thématique est cette année « Afrique(s) ». L’ensemble de son œuvre poétique a été réunie aux éditions du Seuil en 1994 et rééditée en 2006.

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Jeu : êtes-vous incollable sur le Nouveau Roman ?

Aujourd’hui, je vous propose un petit jeu sur le Nouveau Roman. Celui-ci apparaît dans la France d’après-guerre, au milieu du XXe siècle. Il se propose de rompre radicalement avec des traditions romanesques pluriséculaires, et en particulier avec l’image du roman tel que l’âge d’or balzacien l’a construite et véhiculée. Les conceptions traditionnelles des personnages, du narrateur, des objets, de l’intrigue et du temps sont profondément remises en cause. Saurez-vous retrouver les différents auteurs du Nouveau Roman en vous aidant des portraits suivants ?

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Connaissez-vous François Bon ?

Dans la ville invisible. Tel est le titre, énigmatique ou du moins mystérieux, d’un roman que j’ai lu pendant mon adolescence. C’est l’histoire d’un garçon solitaire, seul chez lui pendant que son père fait rouler des trains de nuit, qui fait d’étranges découvertes avec l’ascenseur. L’auteur de ce roman possède un nom facile à mémoriser : François Bon.

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« [La littérature française contemporaine] fait preuve d’une prodigieuse vitalité : loin de suivre un cours tranquille sur des voies balisées, elle invente des formes […]. Elle se saisit à bras le corps de questions décisives pour notre temps : l’être social, l’inscription dans l’Histoire, la confrontation au réel, la méfiance envers les discours, l’usage du quotidien, le renouvellement des formes de l’engagement… Les genres sont vivifiés : la pulsion narrative se réaffirme, la poésie se refonde dans le lyrisme, le théâtre refait l’expérience conjointe du texte et du corps. […] [N]otre littérature a connu en un quart de siècle l’un de ses plus prodigieux renouvellements, comme peu de périodes dans l’histoire littéraire en donnent exemple […]. »

Dominique Viart, Bruno Vercier, La littérature française au présent,
2e édition augmentée, Paris, Bordas, 2008, p. 525-526.