Archives du mot-clé poésie

Comment découvrir de nouveaux poètes ?

Je l’ai maintes fois répété dans les colonnes de ce blog : la poésie contemporaine est tout aussi active que discrète. Si elle demeure hors des projecteurs médiatiques, elle prolifère cependant dans l’ombre. Ce sont des centaines de recueils qu’on publie chaque année. Dès lors, impossible de tout lire. Comment faire alors son choix ?

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Poème sans texte

La plupart de mes poèmes sont, pour le dire vite, d’inspiration lyrique. Mais parfois, je m’amuse aussi avec des choses plus ludiques. J’ai ainsi publié ici même une « liturgie hellénique » qui singe la musique du grec ancien. Vous trouverez aussi, dans la même veine, un poème intitulé « une journée ordinaire » qui est uniquement composé d’onomatopées. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un poème qui est à regarder plutôt qu’à lire. On peut y voir une critique des commentaires qui glosent les poèmes et prennent plus de place qu’eux. N’hésitez pas à laisser votre propre commentaire, pour l’ironie de la chose !

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Grasse s’est enslamée ce soir !

C’était ce vendredi 5 août, à 20 heures, au cœur de la capitale des parfums. La ville avait d’ailleurs, ce jour-là, célébré la fête du jasmin. Mais si je me suis rendu à Grasse, ce soir-là, c’était pour participer à une scène ouverte de poésie. En plein centre historique, dans un dédale de ruelles décorées d’ombrelles roses suspendues, se trouve « L’Arrosoir ». C’est dans ce restaurant que Michel Saint Dragon organise, le premier vendredi de chaque mois, une scène slam.

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Lumineux Emmanuel Godo

Emmanuel Godo, poète, professeur de lettres en classes préparatoires au lycée Henri IV, était invité, dimanche 31 août, à présenter son univers poétique, au village d’Aiglun, sur l’invitation de Patrick Quillier, lui-même poète, professeur émérite et membre du conseil municipal. Nous avons assisté à un très beau moment de poésie, marqué par l’aisance lumineuse et sincère d’Emmanuel Godo.

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Michel Saint-Dragon à la Trésorerie

Nice, 13 rue Trachel, le 29 juillet, un peu avant 19 h. J’arrive devant une devanture couverte de fleurs et de livres. L’enseigne indique « La Trésorerie ». Un espace associatif pour faire revivre le quartier de la gare. Ce soir, la scène est confiée à Michel Saint-Dragon, poète, performeur, slammeur, accompagné au violon par Sophie Allain. Avec, en première partie, un petit spectacle de Laurie Camous.

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Les ancêtres de Laurence Vielle

Laurence Vielle, née à Buxelles en 1968, a publié en 2017 un petit livre aux éditions Maelström intitulé Ancêtres. Il est centré sur un voyage en Indonésie, sur la rencontre des peuples indonésiens, qui vouent un culte particulier aux Ancêtres. À son tour, la poétesse s’interroge, et nous interroge. Quelle place laissons-nous à nos ancêtres dans nos vies ?

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« Tous-Solo » de Dimitri Porcu

C’est avec des mots simples, proches de la langue orale quotidienne, que Dimitri Porcu, poète franco-sarde âgé de quarante-quatre ans, développe une expérience à la fois personnelle et collective, une expérience de l’existence entre ciel et mer, entre père et mère, entre légèreté et engagement, dans un recueil intitulé Tous-Solo.

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Olivier Barbarant et la poésie

Je vous proposais, il y a quelques jours, d’écouter une conférence de Jean-Yves Masson, qui consistait en un « état des lieux » de la poésie contemporaine, à l’occasion des Journées de Lagrasse. Aujourd’hui, je rends compte d’une autre de ces conférences, à savoir celle d’Olivier Barbarant.

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« Le Lion et le Moucheron » de Jean de La Fontaine

Cela faisait longtemps que je n’avais pas proposé d’article portant sur le XVIIe siècle. Or, aujourd’hui même, les collégiens composaient, à l’occasion du Brevet 2022, à partir d’une fable de La Fontaine, intitulée Le Lion et le Moucheron. Profitons de ce prétexte pour combler cette lacune, et lisons ensemble ce poème. Il s’agit de la neuvième fable du livre II des Fables.

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« Myrtos mon amour » de Béatrice Bonhomme

« Myrtos mon amour, t’emporter partout où je suis ton sourire et dépasser l’absence, les rideaux verts voguent un bateau amarré sur le bord de ces rochers.
Cette absence toujours à supporter. Je ne sais plus qui je suis. Tu m’as quittée. Depuis cet instant je ne suis plus moi. Ce soir dans la rue, les autres, d’autres gens, d’autres visages. Rien de commun entre eux et moi. Le sentiment d’appartenir à un autre monde.
Le manque, une déchirure qui n’en finit plus d’arracher un à un les lambeaux du passé comme s’il fallait arracher la mémoire.
[…]
Des maisons face à la mer, des façades où nous aurions pu vivre, tout ce en quoi je ne crois plus, une plaie toujours ouverte sur le mal de toi, tu es manque constant, certitude absolue
je t’aime, j’accepte cet amour, je t’accepte, dans la douleur et la joie, pauvre absence perdue dans les pierres de Myrtos, sur le chemin brûlant de quelques ruines. »

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La grenouille de Desnos

Robert Desnos doit sans doute une bonne part se sa renommée au fait que certains de ses poèmes, aisément accessibles, sont devenus des classiques des récitations d’école. Il n’est guère de Français qui n’ait eu à apprendre l’un de ses poèmes. Comme La Fontaine avant lui, il met en scène un univers animal censé séduire les enfants : fourmi de dix-huit mètres, oiseau du Colorado, et j’en passe. Mais il ne faudrait pas croire pour autant à une « poésie pour enfants ». La fable est bien le lieu où peut s’exprimer, sous des dehors agréables, une pensée très profonde. Exemple avec « La grenouille aux souliers percés ».

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« Le vin du solitaire » de Charles Baudelaire

Si j’ai choisi de vous parler aujourd’hui de ce poème, c’est qu’il fait partie de ma liste des poèmes les moins connus des Fleurs du Mal. En effet, je me suis amusé à compter le nombre de résultats proposés par Google pour chacun des poèmes du célèbre recueil. Il semblerait ainsi que ce sonnet ne fasse pas partie des plus fréquemment évoqués. Sa lecture ne manque pourtant pas d’intérêt.

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Citation du jour : Dimitri Porcu

"Dans la gorge du poète

Les mots douceurs
Les mots piaillés
Les mots cris
Les mots du vent
Au-dessus des immeubles
Les mots-Oiseaux
Planent
Au-dessus des prisons
Au-dessus des ravages
Au-dessus des Hommes en pleurs"

Dimitri Porcu, Tous-Solo, Editions de l’Aigrette, 2022, p. 23.

La mano – La main

Je vous présente aujourd’hui un nouveau poème au format vidéo. Il s’intitule « Main » ou « La main », et il a la particularité de m’être venu à la fois en italien et en français. J’en avais déjà publié le texte sur mon blog. En voici une mise en voix et en musique : j’espère que cela vous plaira.

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Les « Vers de rage » de Stephen Blanchard

La place des poètes n’est pas dans une tour d’ivoire mais bien au cœur de la Cité, à cet endroit même d’où Platon, en son temps, avait voulu l’exclure. Aède, barde, trouvère, griot : le poète parle au nom d’une collectivité à laquelle il donne voix. Aussi le poète a-t-il, autant que le journaliste, le droit d’évoquer l’actualité. C’est bien elle qui est au cœur du vingt-quatrième ouvrage de Stephen Blanchard, Vers de rage, paru aux éditions France Libris.

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L’homme au visage de chanvre et de cuir

Imaginez un être de paille planté dans un champ. Il ne rêve que d’une chose : s’animer et prendre vie. Ce poème, à mi-chemin entre Pinocchio et le Magicien d’Oz, rapporte une invocation aux forces de la nuit, jusqu’à ce que l’homme au visage de chanvre et de cuir prenne vie. Il a été écrit en 2011, à l’occasion d’un atelier d’écriture à la Fac de Lettres de Nice, portant sur le thème de l’épouvantail.

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