Archives du mot-clé simplicité


« Un oiseau chante sur un fil
Cette vie simple, à fleur de terre.
Notre enfer s’en réjouit.

Puis le vent commence à souffrir
Et les étoiles s’en avisent.

Ô folles, de parcourir
Tant de fatalité profonde ! »

René Char, « Un oiseau », Fureur et Mystère,
dans Œuvres complètes, Pléiade, p. 238.

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Le bonheur selon Rousseau

Botaniste, musicologue, romancier, Jean-Jacques Rousseau est surtout connu pour être philosophe. Né en 1712 et mort en 1778, le Genevois a, à travers ses différents ouvrages, bâti une pensée dont l’idée essentielle est que l’homme, naturellement bon, est corrompu par la société. Mais alors, nous qui vivons en société, et qui ne saurions faire marche arrière sur ce point, pouvons-nous être heureux ?

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« Marcher sur les trottoirs, sauter dans les flaques d’eau où la lumière du ciel se reflète, souiller le cuir de nos brodequins, comme on le faisait enfant, dans la boue, cela vaut bien le miracle de marcher sur les eaux. C’est un aussi sûr paradis. »

Yves Leclair, « Parfums et aromates »,
dans Orient intime, Paris, Gallimard, coll. « L’Arpenteur », 2010, p. 82.

Les escargots de James Sacré

James Sacré est un poète français né en 1939 en Vendée. Il a été instituteur en France puis enseignant du supérieur aux États-Unis. J’ai eu la chance de l’entendre lire ses poèmes, lorsqu’il était invité par l’Université de Nice ou par la Bibliothèque Nucéra. Je voudrais aujourd’hui vous présenter l’un de ses ouvrages, paru aux éditions Tarabuste en 1991, intitulé Comme en disant c’est rien, c’est rien. C’est un recueil de poèmes qui parle d’escargots. Oui, oui, d’escargots

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« Je marcherais dans la transparence jusqu’à la plus réelle profondeur. Il y aurait ton visage rencontré (sourire et joues graves), la couleur la pierre simple d’une maison, des arbres (on les abat — grands gestes dans l’hiver) et des passages par les prés. Je vais toujours. La nuit seule vient (rencontre et joue grave). »

James Sacré, Cœur élégie rouge,
Marseille, André Dimanche éditeur, coll. « Ryôan-Ji », 2001
(1e éd., Paris, Le Seuil, 1972), p. 170.

Un poème contemporain : « Les rainettes, le soir » d’Yves Bonnefoy

Yves Bonnefoy fait partie, avec Philippe Jaccottet, Jacques Dupin ou encore André du Bouchet, de ces poètes contemporains qui apparaissent sur la scène poétique française d’après-guerre en prenant le contre-pied du surréalisme qui avait dominé la première moitié du siècle. Son premier recueil, Du mouvement et de l’immobilité de Douve, a été suivi par de nombreux autres. Je vous propose aujourd’hui de découvrir le premier poème des Planches courbes.

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Poésie et simplicité

Il est des poètes virtuoses, dont le talent réside dans la capacité à utiliser toutes les ressources de la langue et de la versification pour produire des poèmes qui tiennent du tour de force. Dans un billet précédent, j’en montrais trois exemples, chez Ronsard, chez Baudelaire et chez Mallarmé. Mais il en est d’autres, et non des moindres, qui font au contraire le pari de la simplicité…

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Connaissez-vous Antoine Émaz ?

Antoine Émaz est un poète français contemporain né en 1955. Je suis loin d’avoir parcouru l’ensemble de son œuvre poétique, mais ce que j’en ai lu a suffi pour me convaincre. Petit parcours dans la poésie d’Antoine Émaz…

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Le poème d’à-côté : Marceline Desbordes-Valmore

Marceline Desbordes-Valmore est une poète du XIXe siècle, dont l’un des poèmes les plus connus est sans doute « Les roses de Saadi ». Dans la logique de la catégorie « Le poème d’à côté », je vous invite à découvrir un autre poème de Marceline Desbordes-Valmore…

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