Archives du mot-clé Philippe Jaccottet

Les paysages de Philippe Jaccottet

Né dans les années 1920 en Suisse, Philippe Jaccottet est l’un des plus grands poètes vivants de langue française. Il s’est installé en 1953 dans le village de Grignan, en Drôme provençale, dans le Sud de la France. Il y découvre des paysages qui l’émerveillent et qui prennent une place croissante dans sa poésie. C’est à ces paysages que se consacre un petit reportage d’Arte. Ce film d’une dizaine de minutes est disponible sur le site Internet de la chaîne franco-allemande.

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« A la lumière d’hiver » de Philippe Jaccottet

Philippe Jaccottet fait partie des grands noms de la poésie contemporaine. Il est l’auteur de nombreux recueils, en vers libres et en prose, où il tente de s’exprimer avec justesse et authenticité, soucieux de faire de la poésie autre chose qu’un jeu gratuit avec les mots. L’un de ses plus beaux recueils s’intitule A la lumière d’hiver.

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« Comme la lune est le miroir du soleil, l’eau est de la lumière qui s’enfonce dans la terre, une lumière fraîche, un ciel de septembre.

L’étoile est un feu d’eau, un feu glacé.

Tout devient bleu comme sous une chevelure défaite, un visage assombri par le désir ou le chagrin.

Tout devient bleu, surtout au loin les montagnes. Plus près on voit encore des rochers, des arbres plus clairs que les autres.

Il y a comme une tendre accalmie. »

Philippe Jaccottet, La Semaison, Carnets 1954-1979,
Paris, Gallimard, coll. « nrf »,
via l’aperçu de Google Books.

« L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie. Un moment de vrai oubli, et tous les écrans les uns derrière les autres deviennent transparents, de sorte qu’on voit la clarté jusqu’au fond, aussi loin que la vue porte ; et du même coup plus rien ne pèse. Ainsi l’âme est vraiment changée en oiseau. »

Philippe Jaccottet, La Semaison, Paris, Gallimard.

Poésie et simplicité

Il est des poètes virtuoses, dont le talent réside dans la capacité à utiliser toutes les ressources de la langue et de la versification pour produire des poèmes qui tiennent du tour de force. Dans un billet précédent, j’en montrais trois exemples, chez Ronsard, chez Baudelaire et chez Mallarmé. Mais il en est d’autres, et non des moindres, qui font au contraire le pari de la simplicité…

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Reblogué : « Et moi maintenant (Philippe Jaccottet) »

L’un de mes poèmes préférés de Jaccottet, cité sur le blog « Arbres à lettres »…

Arbrealettres


Carry Akroyd_pink_river

Et moi maintenant tout entier dans la cascade céleste,
de haut en bas couché dans la chevelure de l’air
ici, l’égal des feuilles les plus lumineuses,
suspendu à peine moins haut que la buse,
regardant,
écoutant
(et les papillons sont autant de flammes perdues,
les montagnes autant de fumées) —
un instant, d’embrasser le cercle entier du ciel
autour de moi, j’y crois la mort comprise.

Je ne vois presque plus rien que la lumière,
les cris d’oiseaux lointains en sont les noeuds,

toute la montagne du jour est allumée,

elle ne me surplombe plus,

elle m’enflamme.

(Philippe Jaccottet)

Illustration: Carry Akroyd

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« Je me souviens qu’un été récent, alors que je marchais une fois de plus dans la campagne, le mot joie, comme traverse parfois le ciel un oiseau que l’on n’attendait pas et que l’on n’identifie pas aussitôt, m’est passé par l’esprit et m’a donné, lui aussi, de l’étonnement. »

Philippe Jaccottet, « Le mot joie », Pensées sous les nuages,
dans A la lumière d’hiver, suivi de Pensées sous les nuages,
Gallimard, coll. « Poésie », 1994, p. 121.

Les olives de Francis Ponge (solution du jeu)

La semaine dernière, je vous proposais de deviner quel auteur avait bien pu parler d’olives « vertes, vâtres, noires ». Il s’agissait de Francis Ponge, ce poète du vingtième siècle amoureux des mots et des choses…

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Philippe Jaccottet : une exigence de justesse

On ne présente plus Philippe Jaccottet. Il fait partie des grandes figures de la poésie contemporaine. Son œuvre a été consacrée par son inscription aux programmes de l’agrégation de lettres (2004), du baccalauréat littéraire (2010) et, plus récemment, par sa réédition dans la prestigieuse collection de la « Bibliothèque de la Pléiade » (Gallimard). Son influence parmi les poètes des générations postérieures ne fait aucun doute.

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