Archives du mot-clé René Char

« Allégeance » de René Char

Né en 1907 et mort en 1988, René Char fait partie — avec Ponge, Aragon, Perse et Michaux, notamment — des poètes qui ont traversé tout le vingtième siècle. Après des débuts dans le sillage du surréalisme, il participe activement à la Résistance, dont il témoignera dans Feuillets d’Hypnos. Le poème « Allégeance » clôt La Fontaine narrative (1948), recueil intégré à Fureur et Mystère.

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« Toute la place est pour la beauté »

Comme je l’ai déjà indiqué, le Printemps des Poètes qui approche à grands pas aura cette année pour thème « la Beauté ». Il s’agit là d’un thème particulièrement fécond pour la poésie. Je suis presque sûr qu’une citation de René Char sera maintes fois proférée au cours de ces quelques journées…

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Joie

Comme tendrement rit la terre quand la neige s’éveille sur elle ! Jour sur jour, gisante embrassée, elle pleure et rit. Le feu qui la fuyait l’épouse, à peine a disparu la neige.

René Char, « Joie », Le Nu perdu,
in Œuvres complètes, Paris, Gallimard,
coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1983, p. 475.

La poésie comme entretien : compte-rendu

Je vous avais annoncé la tenue d’un séminaire universitaire sur « la poésie comme entretien ». Celui-ci a eu lieu mardi et mercredi derniers, au premier étage de la bibliothèque Henri Bosco, à la faculté des lettres de Nice. Voici un compte-rendu de la deuxième journée de ce colloque, la seule à laquelle j’ai pu participer.

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Lire la poésie de René Char

René Char est l’un des plus grands poètes français du XXe siècle. Né en 1907 et mort en 1988, son existence s’étend sur quasiment tout le siècle. Connu pour son engagement pendant la Résistance, sous le pseudonyme de « Capitaine Alexandre », ainsi que pour son recueil Fureur et Mystère, il est aussi l’un des rares poètes publiés de son vivant dans la prestigieuse collection « Bibliothèque de la Pléiade ».

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Une réflexion sur l’obscurité

Qui d’entre nous n’a jamais été confronté à un poème incompréhensible ? S’il est sans doute de mauvais poèmes qui sont autant d’artifices dissimulés sous des apparences savantes, il en est d’autres dont l’obscurité est le signe d’un travail d’élucidation requis par le lecteur, d’autres qui, pour paraphraser Rimbaud, « ne veulent pas rien dire ». La poète et universitaire Gabrielle Althen livre sur Poezibao une passionnante réflexion en trois épisodes sur un poème de René Char.

Source : gabrielle-althen-feuilleton-1.pdf