Archives du mot-clé poésie contemporaine

« Entre unité et nullité
pourtant je vis
équilibriste.

C’est notre habitation commune.

Pas bien logeable ?

Mais la seule assignée. »

Marie-Claire Bancquart,
Avec la mort, quartier d’orange entre les dents,
Obsidiane, 2005, p. 22.

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Connaissez-vous Christophe Tarkos ?

Christophe Tarkos est un poète français contemporain, né à Marseille en 1963 et mort à Paris en 2004, à l’âge de 41 ans. Il fait partie des poètes qui « font des trous dans la langue », pour reprendre l’expression d’Eric Loret dans le journal Libération. On le rangera en effet volontiers du côté des « littéralistes », plutôt que du côté des « lyriques ». Présenté comme un « performeur » et un « improvisateur » par Médiapart, il est notamment l’auteur d’intéressants « poèmes carrés » qui peuvent être matière à un travail en classe…

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« Pour toi je réinventerai les gestes
de la neige
les gestes des premières éclaboussures
d’étoiles aux taches de neige
je réinventerai les premiers mots
de neige
et notre enfance sous le givre des cloîtres »

Béatrice Bonhomme, Les Gestes de la neige,
L’Amourier, Coaraze, 1998, p. 49.

Pourquoi j’aime la poésie de Jaccottet

Certains poètes nous touchent plus que d’autres. Cette sensation, dans un premier temps, ne s’explique pas : elle s’impose à nous. Parmi les poètes contemporains, Philippe Jaccottet est l’un de ceux que j’ai eu le plus de plaisir à lire, à étudier, à enseigner. Voici pourquoi.

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Dix poètes d’aujourd’hui à connaître

Si la poésie contemporaine est bien vivante, elle s’épanouit loin des projecteurs médiatiques. En dehors des passionnés et des spécialistes, bien peu de personnes seraient capables de mentionner les noms de poètes d’aujourd’hui. La poésie contemporaine est pourtant riche d’une belle diversité. Florilège.

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« La poésie est-elle un baume, un viatique, une offrande ? A-t-elle pouvoir d’apaiser les plaies du monde, d’exalter les jours, d’éveiller la joie? La poésie est-elle reflet de la grâce, parole en résonance avec les harmonies passées ? Est-elle ce qui renaît d’écho en écho, effaçant les âges, passant de voix en voix, de souffle en souffle, comme le chant d’une âme universelle affranchie de toute fin ? »

André Velter, Orphée Studio : Poésie d’aujourd’hui à voix haute,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 1999, rééd. 2002, p. 172.

Dix bonnes raisons de lire Maulpoix

Jean-Michel Maulpoix est l’auteur de ce blog auquel j’ai consacré le plus grand nombre d’articles. Il n’y a rien d’étonnant à cela, vu que c’est un très grand poète contemporain, que j’admire au point de lui avoir consacré ma thèse de doctorat. Je voudrais à mon tour vous faire aimer ce poète. J’ai donc sélectionné dix bonnes raisons de lire ses ouvrages.

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Jean-Michel Maulpoix (Wikipédia)

Je contemple dans le langage le bleu du ciel.

Les mots ne me seraient d’aucun prix s’ils se résignaient à nommer ou décrire ce qui est, au lieu de se précipiter vers ce qui n’est pas. Leur aveuglement convient à l’irréductible rêveur que je suis. Ils ont leur manière propre de dissiper le mystère en l’aggravant et de ne rien me donner à voir dont ils n’aient tout d’abord déformé les traits. Je sais leurs tromperies et m’y suis résigné. Je ne compte plus m’approprier ce que je nomme : il me suffit d’esquisser le geste de le toucher des mains. Ne fût-ce que pour en aviver la douleur, je concède au langage le soin de courtiser l’impossible. Jamais l’écriture n’est trop riche de désirs ni de mensonges pour fait de ses masques un usage tragique. Sachant sa vanité, il n’y renonce point mais la cultive comme un poison. Dès lors, rien ne l’obsède davantage que cette duplicité à quoi il reconnaît qu’il est en passe de devenir un homme. »

Jean-Michel Maulpoix, Une histoire de bleu (1992),
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2005, p. 107.

« Limpide est le jour,
La terre n’est belle
Que si tu parais
Prête à t’y dissoudre
Comme une eau de source.

Oui la terre est belle
Quand tu me reviens
Et que tu escortes
Tes seins et ta voix,

Tes lèvres humides
Comme des draps frais. »

Gaston Puel, « Terre d’ombre brûlée — VII » (2010),
paru dans Nu(e), n° 46, décembre 2010,
coédition Nu(e)/L’Arrière-pays, p. 133.

Benoît Conort : « Sortir »

Le sixième recueil de Benoît Conort, intitulé Sortir, vient de paraître aux éditions Champ Vallon, onze ans après Écrire dans le noir (2006) et vingt-neuf ans après Pour une île à venir (1988). Dès que j’ai appris la nouvelle, je me suis empressé de lire l’ouvrage (hélas, en version numérique, manque de place oblige). S’y livre une parole dense, aux vers brefs, qui tente, donc, de « sortir »…

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Un poète contemporain : Benoît Conort

Auteur de cinq recueils dont plusieurs ont été couronnés par des prix, Benoît Conort est l’une des voix majeures de la poésie française contemporaine. Son ami Jean-Michel Maulpoix le classe parmi les nouveaux lyriques, aux côtés de Jean-Pierre Lemaire, Guy Goffette, James Sacré ou encore Yves Leclair. Sa poésie est fortement marquée par les thèmes du deuil et de la mort.

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Mon premier colloque

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous raconter mon premier colloque. C’était en 2011, du 3 au 10 septembre. J’avais vingt-quatre ans. Il s’agissait du colloque de Cerisy-la-Salle consacré à Marie-Claire Bancquart. J’en conserve un très fort souvenir…

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