Archives du mot-clé Gabriel Grossi

Redécouvrez l’Histoire à Cagnes !

La Côte d’Azur est surtout connue pour ses plages de galets, ses hôtels de luxe, ses boîtes de nuit, son ambiance festive… Pourtant, c’est aussi un haut lieu d’Histoire. De fait, il reste de nombreuses traces du passé. Et, chose assez rare, toutes les périodes historiques sont représentées sur un territoire assez restreint. Alors, aujourd’hui, je vais commencer par vous parler de ma ville, Cagnes-sur-Mer, avec un petit voyage dans le temps. Prêts pour l’aventure ?

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La mano – La main

Je vous présente aujourd’hui un nouveau poème au format vidéo. Il s’intitule « Main » ou « La main », et il a la particularité de m’être venu à la fois en italien et en français. J’en avais déjà publié le texte sur mon blog. En voici une mise en voix et en musique : j’espère que cela vous plaira.

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L’homme au visage de chanvre et de cuir

Imaginez un être de paille planté dans un champ. Il ne rêve que d’une chose : s’animer et prendre vie. Ce poème, à mi-chemin entre Pinocchio et le Magicien d’Oz, rapporte une invocation aux forces de la nuit, jusqu’à ce que l’homme au visage de chanvre et de cuir prenne vie. Il a été écrit en 2011, à l’occasion d’un atelier d’écriture à la Fac de Lettres de Nice, portant sur le thème de l’épouvantail.

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Miroir : mon premier poème

Je vous propose aujourd’hui de (re)découvrir mon tout premier poème. Composé en 1998, à l’âge de 11 ans, ce poème a aujourd’hui près d’un quart de siècle, ce qui ne me rajeunit pas ! En voici une version vidéo, bercé par le ressac méditerranéen.

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« Là où va l’oiseau » en vidéo

La semaine dernière, je vous ai proposé de (re)découvrir l’un de mes poèmes, « Femme », en vidéo. J’ai reçu un grand nombre de retours positifs. Alors, cette semaine, je poursuis avec un autre de mes poèmes, avec Là où va l’oiseau. J’espère que vous apprécierez…

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« Femme » en musique

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir, en vidéo et en musique, l’un de mes poèmes, intitulé « Femme ». J’ai écrit ce poème en prose il y a quelques années, le 15 février 2008 pour être exact. Il a attendu plusieurs années avant que je décide de le publier sur mon blog : c’était le 27 août 2017. Lundi dernier, j’en ai enregistré une version lue avec accompagnement musical improvisé. Aujourd’hui, j’ai profité d’une journée de répit pour mettre la vidéo en ligne.

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Poème pour présenter Laurence Vielle

Samedi 26 mars, 11 h 20, je reçois un coup de fil de Sabine Venaruzzo, organisatrice du festival Poët Poët, qui me charge de préparer une présentation collective de Laurence Vielle, une présentation poétique et pas scolaire, pour introduire sa « carte blanche » à la bibliothèque Nucéra à 15 h. Enchanté par cette proposition, j’ai l’idée de ce poème, dont la récitation sera partagée par les membres du PoëtBuro.

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Une journée ordinaire

Matin six heures drilin drilin, glou glou, miam vite, et puis flush, zip, scratch, clap clap jusqu’à vroum vroum, mais souvent stop, vrrrr, klax, vroum, criss, re-vroum, et ah stop. Clap, cui-cui, poc poc poc poc poc. Stop. Plic. Ding. « Rez de chaussée. Fermeture des portes. » Po-po-po-pôm, po-po-po-pôm. « Sixième étage. Ouverture des portes. » Zzzz, clap. « Ah, vous voilà enfin, c’est pas trop tôt. » Pouf, gzzzz, jingle. Ding. Ding. Ding ding ding dingdingdingdingding. « Vous avez. Soixante. Seize. Nouveaux messages. » Clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, cliclic, cliclic, clic. « Photocopiez tout de suite ce dossier, puis amenez-moi un café. » Flflflfl, zzzzzzz, kf, kf, kf, kf, biiiip. « Bourrage papier. » Han, plaf. Ah, ah. Zou. Glou, glou, ffffusch, rrrrrrrrrrr, ding. Clap, clap. « Merci. » Glou, glou ! « M’enfin, z’avez oublié le sucre ! » Plouf, kr, kr, glou glou. Hummm…. « Faxez-ça à nos partenaires japonais. » Bip, bip, bzzzzz… Clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, clic, cliclic, cliclic. « Erreur. » Plaf ! Grrr ! Plaf ! Ah, ça y est ! Ding, clic, bzzzzz. Clic, clic, clic. « Bip. Rappel. Réunion quinze heures. » Chtoïng. Clic, clic, cling. Save, print, exit. Clic, clic. Dong, clap, notif, zou, zou, bip, clang, tac, tac, flush, re-clic-clic-clic-clic. Tel, laaaaaaa, bip, bip, bip, grrrr. « Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Veuillez rappeler ultérieurement. » Arg ! Croch. Clic, clic, clic, clic. Dix-sept heures. Enfin. Clap, clap, clap. « Veuillez présenter votre ticket de stationnement. » Zzzzz. Bip, bip. « L’automate ne rend pas la monnaie. » Vroum, vroum, kriiissss, abruti ! Re-vroum. Vroum et vroum. Garage, bip, bip. Stop, clap. « Troisième sous-sol. » Clap, clap, clap. Han, arf. Clefs. Griiiii. Poc. Ouf ! Douche. La, la, la, la. Miam miam. Dodo.

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Conversation avec la mer

S’en retourner, à nouveau, près de la mer.

Jamais elle ne te sera infidèle. Elle continuera de déployer ses trésors d’inventivité, ses rêves d’algues et d’écume, sa folie de vagues, ses danses capricieuses. Pour toi seul, avec ses manières excentriques, elle chantera sur un air de blues ou de fado, répétant obstinément les mêmes paroles consolatrices. Elle sait, mieux que quiconque ou presque, te divertir de ta tristesse, en te proposant, chaque jour différent, son unique spectacle, son duo de soleil et de lune, son monologue de gerbes et de lumière, son concerto pour mouettes et galets, son ballet d’écailles et de plumes. Elle s’étale sous le ciel pur d’hiver, prend la pose, s’amuse du regard des passants, puis se retire, n’en montrant pas trop d’un coup, préservant le désir, en poursuivant cette longue conversation silencieuse que tu entretiens depuis toujours avec elle. Tu lui sais gré d’ainsi prendre soin de ta tristesse.

Gabriel Grossi, 30 janvier 2022.

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Estérel

Est-ce vraiment
L'hiver
Qui se fige sous le soleil ?

Aucun vent, aucun murmure, aucun bruit, sur le sentier de pierres rouges. Le temps lui-même paraît s'être arrêté. Vigueur des pins et des eucalyptus sur le sol poussiéreux : il fait presque chaud. Se devine parfois le bouquet jaunâtre d'un mimosa prêt à éclater. Les rochers pourpres dessinent des formes alambiquées au-dessus des frondaisons. Rien ne bouge, pas même le miroir doré de la mer, au loin. Seules quelques mésanges osent parfois rompre ce silence.

Estérel, février 2022.

Connaissez-vous Michèle Finck ?

C’est avec grand plaisir que j’ai participé aujourd’hui à un passionnant colloque inter-universitaire, co-organisé par Béatrice Bonhomme et Aude Préta de Beaufort, sur les poètes-femmes d’aujourd’hui. Je devais, pour ma part, présenter la poésie de Michèle Finck, dont la voix m’a beaucoup séduit, par son authenticité, par sa capacité à transcender la douleur, par son lien constant avec la musique.

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En relisant mes textes

Si mes propres textes, poétiques pour la plupart, publiés dans ce blog, sont indépendants les uns des autres, ils finissent malgré tout par esquisser les tendances de ce que j’aime écrire. C’est pourquoi je voudrais revenir aujourd’hui sur cette aventure, en relisant avec du recul les textes publiés, et en vous donnant, du même coup, l’occasion de les (re)découvrir. 

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Main

Poème personnel bilingue
Elle a la main de l’accueil, la douce main chaude
du réconfort, ni moite, ni sèche,
ni trop molle, ni trop vigoureuse.
Quand elle parle, elle lui fait dessiner des courbes.
Au téléphone, elle la laisse griffonner sur son carnet
de gracieuses tiges florales, véritables enluminures.
Elle a la main du réconfort, la douce main blanche,
et ses ongles, sans aucun vernis, luisent au soleil.
Elle a la main de patience, incapable de violence,
la main de douceur et de silence.
Elle saisit chaque chose comme un trésor,
rehaussant l’éclat de ce qui s’y trouve.
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Un colloque en ligne sur les femmes poètes

Je vous annonce la tenue prochaine d’un colloque auquel je participerai. Organisé conjointement par la revue Nu(e) et par le laboratoire CTEL de l’Université Côte d’Azur, sous la direction de Béatrice Bonhomme, il vous permettra de découvrir plusieurs poètes d’aujourd’hui. Voici le programme.

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