Archives du mot-clé langue française

Apprendre à lire : pas si facile

Nous, adultes capables de lire sans difficulté de façon automatique, ne nous souvenons pas toujours de l’effort important que nécessite l’apprentissage de la lecture. Il s’agit en effet d’une tâche complexe, qui mobilise un nombre important de compétences. S’agissant de la langue française, les choses se compliquent encore par certaines particularités qui n’arrangent vraiment pas les choses.

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Métiers d’antan

C’est en visitant, hier après-midi, le musée des métiers traditionnels de Tourrette-Levens, que j’ai eu l’idée de cet article sur les métiers d’antan. Ceux-ci sont en effet un prodigieux réservoir de mots, sinon disparus, du moins peu usités. Petit parcours dans le vocabulaire des artisans…

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Le mot du jour : « avent »

Voici aujourd’hui un mot de saison, à l’heure où nous dégustons les chocolats de nos calendriers : le mot « avent » désigne la période qui se trouve avant Noël. Selon le CNRLT, le mot peut s’employer plus largement pour toute « période préparatoire », et possède également un sens vieilli, « avènement, venue », qui correspond au sens de l’étymon, adventus, signifiant « arrivée, avènement » (du Christ). C’est pourquoi ce mot s’écrit bien avec –en-. Il faut donc résister à la tentation de le rapprocher du mot « avant ».

La diction du français dans les JT

C’est bien connu, la langue française s’accentue sur la dernière syllabe prononcée : on dit que c’est une langue oxytonique. Mais ça, c’est la théorie. En pratique, la façon de prononcer la langue française varie énormément. Selon la région, bien sûr : ce sont les fameux accents régionaux. Mais aussi selon le contexte, l’émotion, etc. C’est ainsi que, fait étonnant, les présentateurs de journaux télévisés ne prononcent pas le français de façon standard…

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Aller : le plus irrégulier des verbes

Il y a des verbes qui se contentent gentiment de suivre les règles. Il y en a d’autres qui jouent les rebelles. Le verbe aller est très courant et pourtant, hélas, il multiplie les irrégularités. Je crois bien que, sur le podium des verbes irréguliers, il talonne le verbe être. Comment expliquer ces originalités ? Il faut, comme souvent, passer par l’étymologie…

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D’où vient le « s » du pluriel ?

C’est une règle que nous avons apprise très tôt : la plupart des substantifs forment leur pluriel en y adjoignant un « s ». Une marque la plus souvent muette à l’oral, ce qui explique la facilité avec laquelle on peut oublier de l’écrire. Mais d’où vient cet « s » ?

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Un blog qui pourchasse les fautes d’orthographe

Le nom du blog « Bescherelle ta mère » donne le ton : ici, il ne sera pas question d’être trop sérieux, ni spécialement gentil avec ceux qui font des fautes. Les ingrédients de ce blog sont donc l’humour corrosif et l’exigence orthographique.

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Qu’est-ce qu’un pataquès ?

On entend parfois cette expression : « Il en a fait tout un pataquès », pour dire d’une personne qu’elle a réagi excessivement à une situation (là où il faudrait plutôt dire « tout un plat »). Or, comme le rappelle le Dictionnaire historique de la langue française, ce mot, apparu en 1784, désigne avant tout une « faute de liaison ». Voire, par extension, « un discours confus, inintelligible » ou « une action maladroite, intempestive »…

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« Vivent les vacances ! » : une histoire de lexicalisation

Saviez-vous que, dans « Vive le roi ! », le premier mot est un verbe ? À savoir, le verbe vivre à la troisième personne du singulier du subjonctif, mode choisi pour exprimer le souhait. S’exclamer « Vive le roi ! » revient à souhaiter une longue vie à Sa Majesté. Or, ce fait tend à s’oublier, si bien que nombreux sont ceux qui négligent l’accord et qui écrivent « Vive les vacances ! » au lieu de « Vivent les vacances ! » C’est ce que l’on appelle une lexicalisation, autrement dit un figement linguistique.

« Malgré »

Mot composé de « mal » et le « gré », malgré est une préposition, qui s’utilise en tête d’un groupe nominal : « Je suis venu malgré la pluie ». Il est généralement fautif d’employer cette préposition en composition avec que. En effet, la locution conjonctive malgré que ne s’utilise guère que dans l’expression « malgré qu’il en eût », au sens de « bien qu’il lui en coûtât ». Il est ainsi recommandé d’éviter d’employer malgré dans des phrases telles que « Il l’a écouté jusqu’au bout malgré qu’il en avait marre ».

« Il faut qu’on voie »

Vous avez sûrement déjà entendu cette prononciation pour le subjonctif du verbe voir : « il faut qu’on se voye / qu’on se voille ». Soit, phonétiquement : [kõ sə vwaj]. Cette prononciation n’est pas celle du français standard, qui est, bien entendu, « qu’on se voie », prononcé [kõ sə vwa]. Comment expliquer cette prononciation alternative ?

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Voire !

« Il est intéressant, voire passionnant, de constater que les mots que nous utilisons tous les jours ont une histoire millénaire. » On le voit, le mot voire sert à surenchérir, et son sens est celui de la locution « et même ». Il est souvent mal orthographié, par confusion avec le verbe voir, avec lequel il n’a pourtant aucun rapport. L’adverbe voire est en effet issu de l’adverbe latin vera, formé sur le neutre pluriel de l’adjectif verus signifiant « vrai », comme le rappelle Alain Rey dans son Dictionnaire historique de la langue française.

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Voyage dans le temps et dans les mots (2)

Quand on lit des textes du Moyen-Âge, on est confronté à une autre langue, avec son vocabulaire, sa syntaxe, ses déclinaisons… Les textes de la Renaissance présentent encore de nettes particularités orthographiques. Qu’en est-il aux dix-septième et dix-huitième siècles ? Poursuivons notre petit voyage littéraire et linguistique dans le temps, après notre première excursion qui nous a conduits des romans arthuriens à l’épopée joyeuse du géant Gargantua.

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