Archives du mot-clé femme

Quand Michèle rencontre Shéhé

Michèle Finck est une poète et universitaire reconnue, qui explore, dans ses poèmes comme dans ses travaux critiques, les rapports et les liens de la poésie et de la musique. Puis, un beau jour, elle rencontre « Shéhé ». Une rencontre bouleversante, à l’origine du livre Poésie Schéhé Résistance, paru en 2019 aux éditions du Ballet Royal.

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Main

Poème personnel bilingue
Elle a la main de l’accueil, la douce main chaude
du réconfort, ni moite, ni sèche,
ni trop molle, ni trop vigoureuse.
Quand elle parle, elle lui fait dessiner des courbes.
Au téléphone, elle la laisse griffonner sur son carnet
de gracieuses tiges florales, véritables enluminures.
Elle a la main du réconfort, la douce main blanche,
et ses ongles, sans aucun vernis, luisent au soleil.
Elle a la main de patience, incapable de violence,
la main de douceur et de silence.
Elle saisit chaque chose comme un trésor,
rehaussant l’éclat de ce qui s’y trouve.
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« L’amoureuse » d’Éluard

L’un des plus célèbres poèmes d’Éluard, l’un des plus beaux aussi à mon sens, est « L’amoureuse », paru dans Capitale de la douleur (1926), plus précisément dans la section « Mourir de ne pas mourir ». Je voudrais donc commenter aujourd’hui ce poème.

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« La femme sauvage et la petite maîtresse » de Baudelaire

Quel nom, plus que celui de Baudelaire, est étroitement associé à l’idée même de poésie ? Presque tous les poètes contemporains vous le confirmeront : Baudelaire reste le père de la modernité poétique, une référence incontournable, un visionnaire doublé d’un génie des mots. Il n’a pas eu besoin de publier des dizaines de recueils pour se forger cette réputation. Un livre tel que Les Fleurs du Mal se suffit à lui-même. Moins connu est cet autre chef-d’œuvre que sont les Petits Poèmes en Prose, également appelé Le Spleen de Paris. Et c’est de ce dernier ouvrage qu’est extrait le poème dont je vais vous entretenir aujourd’hui.

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La place des femmes en poésie aux XIXe et XXe siècles

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu l’article d’Évelyne Lloze sur la place et le rôle des femmes en poésie aux XIXe et XXe siècles. Cet article est publié dans le dernier numéro de la revue Nu(e), qui mettait à l’honneur sept femmes poètes d’aujourd’hui.

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Mieux représenter les femmes poètes

Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir d’être contacté par la journaliste Louise Pluyaud, qui souhaitait m’interroger à propos d’un article de mon blog, « la poésie au féminin ». En effet, celle-ci préparait un article sur le prix Vénus Khoury-Ghata, destiné à mettre en lumière les poètes femmes d’aujourd’hui. Qu’elle soit chaleureusement remerciée pour cette interview. Je vous recommande son article paru sur le site de TV5-Monde.

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Femme

Texte personnel

Elle connaît, elle aussi, ce que j’ai compris, quoiqu’elle en ait une vision plus sensible, plus aimante, sans théories fumantes ni rapports de concepts. Elle l’appréhende doucement, sans orgueil, sans volonté de dominer ou de posséder ce dont elle parle. Elle le considère comme une promenade au bord d’une rivière où il y aurait des canards de diverses sortes. Elle n’y voit aucun mal ni aucune souffrance même si je sais que parfois ce peut y être. Elle en parle comme d’un pot de confiture, comme d’un tableau de Degas ou d’une sonate entendue dans un auditorium. Elle l’écrit en lettres rondes, soignées, avec ses crayons de couleurs, là où j’ai trop tendance à rayer furieusement ma page de traits de graphite. Elle en met partout, dans les voiles de sa robe, dans les replis de ses cheveux, là où j’ai trop tendance à vouloir réserver ces choses-là dans le détroit de Béring de mon cœur. Elle utilise pour le sentir une manière tout intérieure, comme si elle le portait en elle depuis longtemps. Elle y met tout ce que peut vouloir dire le mot femme.

Gabriel Grossi, 15 février 2008.

« Limpide est le jour,
La terre n’est belle
Que si tu parais
Prête à t’y dissoudre
Comme une eau de source.

Oui la terre est belle
Quand tu me reviens
Et que tu escortes
Tes seins et ta voix,

Tes lèvres humides
Comme des draps frais. »

Gaston Puel, « Terre d’ombre brûlée — VII » (2010),
paru dans Nu(e), n° 46, décembre 2010,
coédition Nu(e)/L’Arrière-pays, p. 133.