Archives du mot-clé Afrique

Manu Dibango enflamme le théâtre d’Antibes

Je n’ai pas très souvent l’occasion d’aller au spectacle. Il se trouve qu’une amie m’a revendu une place d’un concert auquel elle ne pouvait assister. J’ai ainsi eu la chance, mercredi dernier, de voir Manu Dibango et ses musiciens enflammer la scène du théâtre Anthéa, à Antibes.

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Le « Dieu d’eau » des Dogons

Parmi les nombreux livres de philosophie que j’ai dû ingérer pendant mes études, il en est un qui m’a séduit par sa différence d’avec les autres. Voici en effet un livre qui s’écarte de la réflexion théorique pour présenter une réalité méconnue — pour ne pas dire totalement ignorée — de nous autres Occidentaux : la culture des Dogons. Ce livre s’intitule Dieu d’eau, et il a pour auteur Marcel Griaule.

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Le Rwanda de Jean-Pierre Siméon

Notamment connu pour avoir été le directeur artistique du Printemps des Poètes, Jean-Pierre Siméon est un poète, romancier et dramaturge reconnu. Son œuvre, riche de nombreux ouvrages, a été saluée par plusieurs prix. Il présente en outre la particularité d’avoir beaucoup écrit pour la jeunesse. Rien d’étonnant, donc, à ce que l’un de ses ouvrages se soit retrouvé dans les rayonnages de la médiathèque de Saint-Jean-Cap-Ferrat, où l’un de mes élèves a attiré mon attention sur lui. Je vous présente donc aujourd’hui le poème intitulé « Rwanda ô Rwanda », dans Ici, paru en 2009 chez Cheyne.

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La prose aux accents poétiques de Tayeb Saleh

article-afriqueJ’ai découvert récemment une citation dont l’auteur est Tayeb Saleh. Une petite recherche sur Wikipédia m’apprend que c’est un écrivain soudanais, considéré par l’encyclopédie comme « l’un des plus grands écrivains arabes » (1929-2009). Ce qui tombe bien, puisqu’à l’approche du Printemps des Poètes 2017, le blog « Littérature Portes Ouvertes » se met à l’heure de l’Afrique.

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Afrique

Texte personnel

On ne l’avait pas vue arriver. Elle était surgie de nulle part, comme toute chose dans une bananeraie. Elle promenait avec elle le silence, dissimulé parmi les fruits de sa robe et ceux qu’elle portait dans une corbeille d’osier. Y avait-il un nourrisson endormi sur son dos ? On n’aurait su le dire, à travers les palmes alanguies de l’été, pas plus qu’on ne pût deviner où elle se rendait. Son regard, aussi noir et luisant que sa peau, s’ourlait de chansons douces, et pourtant, traduisait la volonté inébranlable de continuer à être femme dans les souffrances de la pauvreté, de la sécheresse, de la guerre toujours latente. Elle répétait inlassablement les mêmes gestes, habituels et consciencieux, sans mépriser leur caractère anodin, mais au contraire avec toute l’attention et tout l’amour dont est capable une mère. Ses mains roses travaillaient avec douceur, imprimant un peu de leur sérénité aux choses qu’elle manipulait, faisant de chaque geste un semblant de caresse.

Gabriel GROSSI, « Afrique » (2008),
paru dans le n°52 « Jokari » de la revue Nu(e), 2012, p. 37.

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