Archives pour la catégorie Citation du jour

Citation du jour : le cochon de Valérie Rouzeau

Je vous propose aujourd’hui de découvrir un poème de Valérie Rouzeau. Née en 1967 dans la Nièvre, elle est connue tant pour son travail de traductrice que pour son œuvre poétique, riche à ce jour de nombreux recueils. Elle a écrit des chansons pour le groupe Indochine. Son œuvre a récemment fait l’objet d’un numéro de la revue Nu(e). Le poème ci-dessous est extrait de l’un des recueils les plus récents de la poète, Sens averse, paru en 2018 aux éditions de La Table Ronde.

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« Rien n’est plus paisible que des ruines. Il y règne des rongeurs, des serpents, des hiboux. Au cœur de ce tissu d’odeurs et de présences assemblées, l’homme transporte sa prison. — Mastique, avec le sourire ! »

Pierre Perrin-Chassagne, « Les ruines »,
dans La Porte et autres poèmes,
Editions Possibles, 2018, p. 76.

Patrick Joquel et les mois de l’année

Je viens de découvrir, via les réseaux sociaux, un joli petit poème sur les mois de l’année. Il est de Patrick Joquel, et il est diffusé sur son site Internet. Il peut faire écho à la dernière « Citation du jour », consacrée au poème « Septembre » de François Coppée. Il se prête bien, également, à une étude en classe, en particulier en cycles 1 et 2. Je me permets donc de vous en indiquer le lien, en espérant que vous l’apprécierez.

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Un sonnet de Sandrine Montin

Pour Laetitia et aussi pour Christophe
Pour Christophe et pour Loris
Pour Loris et Laetitia
Pour Christophe et moi

L’oiseau chanteur chantait dans le pin tous les jours
Il a réjoui mon cœur en chantant son amour
Et quel est son amour si ce n’est donc ce chant
Qui célèbre la vie le fait d’être vivant

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« Parmi les citronniers
affleuraient les traces
des labyrinthes
ici
l’eau
n’altérait le son
ni le hasard
quand se fractionnait
la réponse
naquit
la légende
ou une autre
lecture
des cités
des masques d’or
qui sommeillent »

Esther Tellermann, Un versant l’autre, Paris, Flammarion, 2019,
via « Google Livres ».


« Pleure comme si la rivière était entrée en toi
disent les gens de l’eau
Et laisse ta voix derrière toi pour mieux t’écouter par temps de pluie »

Vénus Khoury-Ghata, Gens de l’eau,
Paris, Mercure de France, 2018,
via « Google Livres ».

« Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur »

Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un vers admirable de Jean Racine. Il se trouve dans la scène 2 de l’acte IV de Phèdre, l’une des plus célèbres tragédies du grand dramaturge. Il est mis dans la bouche d’Hippolyte, aimé par Phèdre, la femme de son père Thésée. Dans cette scène, Hippolyte est accusé par son père, et celui-ci se défend, notamment par ce vers : « Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur ». C’est donc ce vers, ce seul vers, que je voudrais commenter aujourd’hui.

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Parcours dans les « citations du jour »

De temps en temps, entre deux articles plus longs, j’aime à proposer quelques citations qui m’ont intéressé, séduit ou amusé, généralement puisées dans le vaste corpus de la poésie. Je voudrais aujourd’hui jeter un regard rétrospectif sur ces diverses citations…

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« 

« Tu t’imagines parfois sous la dalle de ta propre tombe, mains jointes sur la poitrine, écoutant le bois craquer, ou tendant l’oreille à travers la pierre vers des chants d’oiseaux, guettant un pas sur le gravier, sans souffrance, sans fébrilité, ne voulant et n’espérant rien, n’étant plus que cette attention presque aussi calme qu’un sommeil, tournée vers le dehors comme vers une musique, une pensée venue se substituer à ce qui naguère agitait ton cœur. Il t’arrive ainsi de rêver que ta propre vie se retire toute au-dehors de toi, ne laissant subsister qu’une oreille, un sourire sur un visage triste, ou quelques larmes silencieuses. Comme déjà les personnes très vieilles, tassées au fond de leur fauteuil, regardent s’en aller le monde tel un grand fleuve poussant ses eaux. »

Jean-Michel Maulpoix, L’instinct de ciel, II-7,
dans Une histoire de bleu, suivi de L’instinct de ciel,
Paris, Gallimard, coll. « Poésie », 2005, pp. 193-194.