« Les fantômes du presbytère » de Daniel Sangsue

On m’a contacté, il y a quelque temps, pour me proposer de m’envoyer le dernier roman de Daniel Sangsue, intitulé Les fantômes du presbytère. Ce livre est récemment paru aux éditions La Baconnière, en Suisse.

L’auteur

Daniel Sangsue, né en 1955, est professeur émérite de littérature. Spécialiste du XIXe siècle, ses recherches ont notamment porté sur Stendhal et sur le Romantisme. Il a publié plusieurs récits, dont certains sous le pseudonyme d’Ernest Mignatte, ainsi que des essais. Il a consacré plusieurs ouvrages aux fantômes, esprits, vampires et autres ectoplasmes.

Le roman en quelques mots

Le narrateur et sa femme, jeunes retraités, s’installent dans un petit hameau paisible proche de Saint-Benoît d’Olt, dans la vallée de l’Aubrac. Ils ont eu un véritable coup de cœur pour un magnifique presbytère du XVIIIe siècle.

Le narrateur est un passionné de fantômes et de paranormal. Il espère qu’habiter un presbytère, qui jouxte un cimetière, lui permettra de satisfaire sa curiosité. Il ne va pas être déçu. Bien vite, quelques phénomènes étranges se produisent. Le presbytère est bel et bien hanté. Le narrateur parviendra-t-il à apaiser son fantomatique colocataire ?

Mon avis

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est sa constante douceur, sa lenteur aussi, qui contrastent avec la plupart des romans fantastiques, fondés sur une intrigue haletante et angoissante. Il n’y a guère de surprise dans l’intrigue, qui déroule un schéma narratif tout à fait traditionnel. Les apparitions et autres fantômes n’ont rien d’inquiétant, et de fait le narrateur affirme d’emblée n’avoir aucune crainte des revenants.

L’auteur n’a de cesse de vanter les mérites de ce hameau, de la nature omniprésente et de ses paysages idylliques. Cette toile de fond particulièrement paisible imprègne l’ambiance de l’intrigue, elle-même marquée par sa douceur.

La lenteur délibérée de l’ouvrage s’explique par le choix d’une mise en place très progressive des différents éléments de l’intrigue, par la peinture détaillée du décor, nourrie de nombreuses références historiques, avant que tout ne se précipite ensuite avec la découverte d’un journal intime.

Ce voyage dans le Massif Central est aussi un voyage dans la littérature. Les références littéraires sont nombreuses. Le narrateur apparaît comme un fin connaisseur de la littérature française du XIXe siècle, et ressemble en cela à l’auteur lui-même. C’est une compétence qu’il partage avec le revenant, dont l’histoire est enchâssée au sein du récit principal.

L’ensemble est très agréable à lire, tout en demeurant un peu fade. On apprécie les références érudites, les prises de distance ironiques, mais l’intrigue elle-même n’est pas ce qui fait l’intérêt de l’ouvrage.

Image d’en-tête trouvée grâce à l’outil Pexels proposé par WordPress.

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