Le « Florilège » du mois de juin

Chaque trimestre, donc quatre fois par an, paraît la revue dijonnaise Florilège, qui rassemble, dans chacun de ses numéros, un grand nombre de poèmes, souvent inédits, mais aussi des chroniques et des critiques qui informent de l’actualité éditoriale de la poésie.

Le cent-quatre-vingt-troisième numéro de la revue vient de paraître en ce mois de juin. On peut ainsi louer la longévité de l’association « Les poètes de l’amitié, poètes sans frontières », qui a fondé cette revue en 1974, sous la direction de Stéphen Blanchard.

Parmi les articles de ce numéro, j’ai été particulièrement intéressé par un hommage au poète Savinien Lapointe, par Frédéric-Gaël Theuriau. Ce poète du XIXe siècle a connu un parcours atypique, marquée par des luttes ouvrières et un fort engagement politique. L’auteur de l’article, docteur ès lettres, est spécialiste de cet auteur, auquel il a consacré plusieurs essais. Il affirme que Savinien Lapointe dépasse en créativité la majorité des autres « poètes du peuple ».

La rubrique « Poètes sans frontières » est également très intéressante dans ce numéro, puisqu’elle nous emmène à l’autre bout du monde, en Papouasie. Nous sont proposés trois poèmes, par Philomena Isitoto, Rei Mina et Apisai Enos. Ces trois poèmes, traduits par Florent Boucharel, sont tirés de l’anthologie Modern Poetry frop Papua New Guinea (1972-2010), en anglais. Ce sont vraiment de beaux poèmes, et il aurait été intéressant que leurs auteurs fussent présentés en quelques lignes. Le premier poème est une ode aux cinq sens, le second évoque des chauve-souris. Le troisième, qui est le plus long, est une adresse à la « bien aimée Nouvelle Guinée » aux accents épiques. Voici la dernière strophe :

"Reste calme Nouvelle-Guinée
ancien cocon
ne bouge pas !
Ne sais-tu pas que je suis ton époux
Promis à toi dans l'enfance
Promis à toi dans le ventre ?
Je suis venu célébrer notre mariage
Je suis venu t'enlever pour me rendre avec toi
vers des temps meilleurs."

             Apisai Enos, "Nouvelle Guinée", trad. F. Boucharel

POUR EN SAVOIR PLUS :
Florilège, n°183, juin 2021
E-mail : aeropageblanchard@gmail.com
Site Internet : http://poetesdelamitie.blog4ever.com/
Lien vers la couverture de la revue : https://poetesdelamitie.blog4ever.com/florilege-n183

L’image d’en-tête a été trouvée à partir de la banque d’images Pexels gratuite de WordPress, avec la recherche « Papouasie ».

4 commentaires sur « Le « Florilège » du mois de juin »

  1. Merci Gabriel, de votre bel effort pour partager les beautés de la littérature et de la création. je vous remercie également, de façon plus personnelle, pour les comptes-rendus que vous avez publiés de deux de mes livres : je vous dis ma reconnaissance et la fidèle amitié.

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Gabriel. Merci pour vos mots sur mes traductions dans la rubrique Poètes sans frontières de la revue Florilège. Je n’ai malheureusement pas d’informations sur chaque poète en question car l’anthologie n’en présente pas et mes recherches sur internet sont restées largement infructueuses (on trouve des livres de ces poètes en ligne mais pas d’éléments biographiques, du moins après une recherche sommaire). En revanche, l’anthologie semble dire en revanche que ces poèmes sont ceux d’anciens étudiants de l’Université de Papouasie-Nouvelle-Guinée créée à Port Moresby, la capitale, en 1968, et plus précisément des étudiants d’un cours de « creative writing » au sein de cette université. Bien à vous.

    Aimé par 1 personne

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