École : comment aider mon enfant ?

Il est naturel qu’en tant que parent, l’on souhaite aider au mieux son enfant dans son parcours scolaire. Mais ce n’est pas toujours facile. Voici quelques conseils qui vous aideront peut-être à accompagner votre enfant.

1. Faites-lui confiance

Si vous souhaitez que votre enfant aborde l’école avec sérénité, il importe que vous-même ne soyez pas angoissé, et que vous lui témoigniez votre confiance. Votre enfant doit savoir que vous croyez en lui. Attention, bien entendu, cela ne signifie pas de lui faire croire qu’il est parfait ! Mais si l’enfant perçoit que vous doutez de sa réussite, cela lui renverra une image négative de lui-même, de laquelle il aura bien du mal à se dépêtrer.

2. Soyez présent(e) pour lui

Votre enfant a besoin de vous. Le simple fait d’être près de lui, de vous impliquer dans sa vie scolaire, peut tout changer. En témoignant de l’intérêt pour sa journée d’école, pour ses devoirs, pour ses joies et ses peines, vous lui montrez que c’est important pour vous. Prévoyez également du temps pour des activités familiales, telles que des sorties en nature, des promenades, du sport…

Idéalement, un enfant ne devrait pas avoir à faire ses devoirs seul. Je ne veux pas dire par là que vous deviez l’aider, car vous n’en êtes pas nécessairement capable, surtout lorsqu’on parle d’élèves de collège ou de lycée. Mais le simple fait de l’accompagner dans cette tâche le rassurera. En sixième, en particulier, les élèves découvrent une organisation complexe, avec des professeurs nombreux qui ont tous des exigences différentes, et un matériel scolaire soudain plus volumineux que les années précédentes.

3. Aidez-le dans l’organisation matérielle

Même si vous ne vous sentez pas capable de lui expliquer les exercices demandés, vous pouvez l’aider à se mettre rapidement au travail, en l’aidant à sortir ses affaires et en lui rappelant tout ce dont il a besoin pour accomplir sa tâche. Le soir, vous pouvez vérifier qu’il a bien dans son cartable le matériel nécessaire à la journée du lendemain, en cochant avec lui dans l’emploi du temps. Cette aide matérielle est précieuse.

Un enfant, en début de collège, a encore besoin d’assistance dans son organisation matérielle. En l’aidant, vous lui éviterez quelques punitions inutiles, et vous lui permettrez de devenir progressivement autonome. Votre enfant commencera ainsi le collège du bon pied, et il se sentira plus rapidement à l’aise.

4. Vérifiez que les leçons sont sues

Il ne suffit pas de lire une fois une leçon pour la savoir. Vérifiez que votre enfant est capable de la restituer à l’oral. S’il s’agit d’une définition, d’une propriété de mathématiques par exemple, exigez qu’il la sache par cœur, car le choix des mots est important. S’il s’agit d’une leçon plus longue, regardez s’il y a des mots soulignés qu’il faut bien connaître, le reste pourra être restitué de façon plus globale. S’il s’agit de mémoriser l’orthographe de mots, vous pouvez les lui faire copier ou les lui dicter.

5. Aidez-le à planifier son temps

S’organiser dans le temps, ça ne va pas de soi. Commencez par montrer le bon exemple en étant vous-même ponctuel, en ne laissant pas vos enfants en retard à l’école. Au collège et au lycée, votre enfant devra progressivement apprendre à s’avancer dans son travail, c’est-à-dire à ne pas attendre la dernière minute pour faire un devoir donné plusieurs semaines à l’avance. Or, c’est particulièrement difficile pour un enfant qui n’a pas forcément la capacité d’envisager son temps sur le long terme. Vous pouvez donc lui suggérer de commencer dès à présent tel travail qu’il ne devra rendre que plus tard.

6. Ne passez pas trop de temps en cas de blocage

Ne passez pas trois heures sur un travail qui devrait durer quelques minutes. Si votre enfant y passe un temps disproportionné, c’est sans doute qu’il n’a pas compris quelque chose, ou qu’il lui manque un élément pour comprendre. Dans ce cas, inutile de buter des heures et des heures sur la même question. Cela n’engendre que de la frustration. Autorisez votre enfant à aller jouer, et prenez éventuellement contact avec le professeur en question, afin de déterminer ensemble la cause du blocage.

7. Faites des activités ensemble

Les activités familiales sont essentielles. Faire du sport, se promener, aller au cinéma, au musée, à la bibliothèque, ou tout simplement profiter d’un bon moment chez soi pour des jeux de société ou de la lecture, les choses simples de la vie aident les enfants à se construire.

8. Évitez la surconsommation d’écrans

C’est désormais un fait bien établi : la surconsommation d’écrans est très nocive pour la construction cérébrale des enfants. Dans le cadre de ma formation d’enseignant, une psychologue a clairement indiqué qu’il ne fallait aucun écran avant trois ans, et une exposition très modérée ensuite, sans quoi la régulation de la dopamine dysfonctionne, entraînant des troubles qui ne se résolvent qu’à l’âge adulte.

Il va de soi que cela sera d’autant mieux accepté de votre enfant que vous adoptez le même régime. Si vous avez une tablette à la main, n’espérez pas trop que votre enfant prenne un livre.

Selon la psychologue qui est intervenue lors de ma formation d’enseignant, ce sont les écrans que l’on regarde directement qui sont nocifs (télévision, smartphone, tablette, ordinateur…). En revanche, la projection d’images sur un tableau ou sur un écran en tissu constitue une lumière indirecte qui ne poserait pas, quant à elle, de problème.

9. Méfiez-vous des additifs alimentaires

On ne dira jamais assez qu’une alimentation saine est fondamentale non seulement pour la santé physique mais aussi pour le bien-être intellectuel et moral. Les préconisations sont simples : il faut un peu de tout, en quantité raisonnable, et en évitant de manger trop gras, trop salé, trop sucré.

En revanche, on sait parfois moins que l’alimentation d’origine industrielle est riche en additifs dont on commence à se rendre compte que l’effet n’est pas anodin. J’ai récemment entendu à la radio qu’il y a des raisons sérieuses de penser que certains d’entre eux peuvent provoquer de l’hyperactivité ou des troubles de la concentration.

10. Veillez aux temps de repos

Puisque nous abordons des questions de santé, pensez aussi, naturellement, aux temps de repos dont votre enfant a besoin pour réussir à l’école. Un enfant qui manque de sommeil ne peut pleinement être investi dans les activités qui lui sont proposées à l’école. L’heure de coucher doit être fixée en fonction de l’âge de votre enfant et ne doit pas être négociable.

Au-delà de la seule question du sommeil, il importe également de ménager dans la journée des temps calmes, où l’on cesse d’avoir à se dépêcher, où il n’est plus nécessaire d’être performant. J’ai lu il y a quelques mois un article selon lequel des études avaient montré l’importance de la rêverie sur les facultés intellectuelles. On n’a pas besoin d’être occupé cent pour cent du temps. On peut tout simplement jouir de l’instant présent tel qu’il est.

Si votre enfant est malade, il peut avoir besoin de repos en restant chez lui au lieu d’aller à l’école. Certaines pathologies nécessitent même d’être guéri avant de pouvoir retrouver la classe, afin d’éviter la contagion. Suivez les conseils de votre médecin traitant.

11. Procurez-lui un cadre sécurisant

Les enfants ont besoin de savoir que les parents veillent à leur sécurité en leur imposant des limites. Ils vont donc essayer de dépasser les bornes afin de savoir jusqu’où vous les laissez aller. Il vous appartient donc de fixer des limites claires entre ce que vous tolérez et ce que vous interdisez. Les enfants sont rassurés de savoir que tout ne leur est pas permis, et que vous sanctionnerez les comportements qui franchissent les limites.

Les enfants ont le droit d’être écoutés, ils ont le droit d’exprimer leurs opinions et d’avoir leur mot à dire dans la prise de certaines décisions, mais ils ne sont pas pour autant des adultes, et ils ont besoin de savoir que les grandes personnes qui sont responsables de lui le protègent en fixant un cadre sécurisant.

Il importe que ces règles soient stables, elles ne doivent pas changer du jour au lendemain au gré de votre humeur ou de celle de votre enfant. On ne peut pas interdire quelque chose un jour sur deux, sans quoi l’on prive l’enfant de repères. Ou alors, on explique clairement ce qui motive le changement de la règle : quand tu es à tel endroit, tu as le droit de chanter fort parce que tu ne gênes personne, mais quand tu es à tel autre, tu dois être silencieux.

Autant que possible, il est bon que ces règles soient les mêmes pour les deux parents, ce qui n’est pas toujours facile à mettre en place lorsqu’il s’agit de parents séparés. Faites du mieux que vous pouvez, ce sera toujours mieux que rien. Il est bon aussi que les règles soient les mêmes au sein de la fratrie, avec des adaptations selon l’âge de vos différents enfants qui doivent être explicites afin de ne pas susciter de jalousie.

12. Trouvez un équilibre entre désintérêt et intrusion

Pour finir, je pense qu’il est sain de se prémunir contre deux défauts contraires, qui sont, d’une part, le fait de ne pas assez s’intéresser à la vie affective de votre enfant, et, d’autre part, celui de s’y intéresser trop en s’immisçant exagérément dans son intimité. C’est un équilibre à trouver. Je m’explique. Comme tous les enfants, le vôtre connaîtra des hauts et des bas dans ses relations avec ses amis et ses copains. Jusqu’à un certain point, c’est-à-dire tant que cela demeure sans gravité, il est bon, je pense, de laisser les enfants gérer entre eux leurs petites disputes, en leur donnant simplement des conseils lorsqu’ils les sollicitent. En revanche, il faut être capable de détecter les situations réellement conflictuelles, et ne pas hésiter à prendre contact avec l’équipe enseignante si besoin.

*

Voilà ce que je répondrais à des parents qui me demanderaient comment aider au mieux leur enfant pour favoriser sa réussite scolaire. Je ne prétends pas que ces conseils soient d’une grande originalité, mais il me semble que si vous faites cela, vous faites déjà énormément pour votre enfant. Alors, inutile d’angoisser, et profitez de toutes les joies que peuvent vous procurer vos enfants. Si vous avez d’autres questions ou des remarques, l’espace des commentaires est fait pour cela !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s