Histoire et patrimoine dans les Alpes-Maritimes

L’Histoire est une discipline passionnante. Et elle a laissé des traces dans la géographie de nos régions. Aussi surgit-elle parfois de façon inattendue au détour de nos rues. Parfois, au contraire, faut-il un minimum d’expérience pour apprécier à sa juste mesure la valeur historique d’un lieu. Certains vestiges nous sont si familiers, tant nous les côtoyons tous les jours, que nous en oublions le grand âge. Les nombreux témoignages qui demeurent visibles dans les Alpes-Maritimes permettent d’évoquer chacune des grandes périodes de l’Histoire. Je commence aujourd’hui par la Préhistoire et l’Antiquité.

PREMIÈRE PARTIE

Préhistoire et Antiquité

1. La Préhistoire

J’ai la chance d’habiter un département où les vestiges préhistoriques sont nombreux. Ceux-ci nous racontent une histoire vieille de plusieurs milliers d’années, à une époque où la France n’était pas encore la France, et où les habitants de ce qui deviendra les Alpes-Maritimes parlaient des langages qui nous sont largement inconnus.

La Vallée des Merveilles

Le sorcier, gravure préhistorique (Philippe Kurlapski, Wikipédia, CC)

L’un des sites préhistoriques les plus remarquables est la fameuse Vallée des Merveilles, située sur la commune de Tende, dans le parc national du Mercantour. Selon Wikipédia, les magnifiques gravures qui ornent certaines parois montagneuses du mont Bégo dateraient de la fin de la Préhistoire, du Néolithique donc, et plus précisément d’une période comprise entre 1700 et 1900 av. J.-C.

Si j’en crois les vagues souvenirs d’une visite guidée que j’avais faite il y a quelques années, ces gravures auraient une fonction religieuse, symbolisant les forces de la nature. Les hommes préhistoriques du mont Bégo auraient eu une religion de type chamanique.

Dans la forêt de Saint-Vallier-de-Thiey

D’autres vestiges datant sensiblement de la même époque sont accessibles dans les environs du village de Saint-Vallier-de-Thiey, situé au-dessus de Grasse. J’ai réussi à en retrouver quelques uns lors d’une promenade. Ceux-ci ne sont pas tellement indiqués, et une personne non avertie pourrait passer à côté sans rien remarquer.

Le dolmen de Verdoline (photo personnelle)

Le dolmen de Verdoline, chambre funéraire de gros blocs de pierre, est partiellement intact. Son chapeau gît quelques mètres à côté de la chambre elle-même. Selon le Syndicat d’Initiative de Saint-Vallier, les pierres pèseraient plus de 1200 kg, et auraient été érigées entre 1200 et 300 avant Jésus-Christ (période chalcolithique).

 

Je vous recommande la lecture du site ArchéoProvence, qui recense les vestiges préhistoriques de la région. La page consacrée au dolmen de Verdoline est très intéressante. D’autres sites sont à voir à Saint-Vallier-de-Thiey : la pierre druidique, en réalité d’origine naturelle, mais probablement utilisée par les constructeurs de dolmens (d’après le Syndicat d’Initiative de Saint-Vallier). Le Castellaras de la Malle présente des dimensions plus imposantes.

Des sites plus anciens

D’autres sites sont encore plus anciens. L’article « Histoire des Alpes-Maritimes » de Wikipédia évoque la grotte du Vallonnet, à Roquebrune-Cap-Martin, habitée il y a plus de 900 000 ans. Quant au site de Terra Amata, qui a donné son nom au musée de préhistoire de Nice, il serait, selon la même source, « vieux de 450 000 à 380 000 ans ». De si grands nombres donnent le vertige et nous rappellent le temps long de l’Histoire. Déjà, il y a plusieurs centaines de milliers d’années, des hommes foulaient le sol où nous marchons.

2. L’Antiquité

Les thermes romains de Cimiez (Eric Coffinet, Wikimedia, libre de réutilisation)

Si les vestiges préhistoriques sont particulièrement nombreux dans les Alpes-Maritimes, comme l’indique explicitement la carte interactive publiée par le site ArchéoProvence, la période de l’Antiquité n’est pas en reste.

On peut citer le trophée d’Auguste, qui surplombe la commune de La Turbie et les arènes et les thermes de Cimiez, à Nice.

L’aqueduc de la Bouillide (Wikipédia)

 

Il y a également une tombe de soldat romain au sous-sol du Château-Musée de Cagnes-sur-Mer. Ce sont les deux principaux sites, mais il y en a d’autres. Je me souviens avoir vu des vestiges d’un aqueduc romain dans un parc naturel de la Valmasque, du côté d’Antibes : il s’agit peut-être de l’aqueduc de la Bouillide. On trouve également des ruines qui ont l’air anciennes dans le parc de Vaugrenier : le site du Département confirme qu’il s’agit bien de vestiges romains, et précise qu’un village était construit à l’emplacement du parc. Selon la même source, un temple dédié à Mercure y a été mis à jour.

*

Pour en savoir plus

Dans quelque temps, j’évoquerai le Moyen-Âge, les Temps Modernes et l’époque contemporaine. En attendant, je vous recommande :

  • la liste des monuments historiques répertoriée par Wikipédia, où chaque monument historique classé est représenté par une photographie,
  • le site ArchéoProvence pour tout ce qui concerne la Préhistoire et la proto-histoire, très complet et richement illustré.

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