Sur l’orient comme tout ce qui naît…

(Texte personnel)

Sur l’orient comme tout ce qui naît, une attention fragile enfante d’un indistinct élément. On ne sait, au juste, ce dont il s’agit. On n’en parle pas à la télévision, ni même dans les journaux les plus sérieux. On le sent parfois. On ne saurait le nommer avec certitude. On imagine quelque chose de léger, du vent peut-être, ou comme une lumière ténue, ou tenue, mais non vacillante : sûre d’elle, elle avance. On ne sait guère où elle va, — peut-être se rapproche-t-elle. Quelque chose la dissimule et la diffracte, comme le verre pilé qui vitre la porte d’une chambre connue. C’est sans doute important, quoiqu’en vérité je n’en sache rien. C’est là, ça brille, ça luit, cela est ; c’est déjà, même si cela reste non dit et non avenu, le prototype d’une promesse.

Texte personnel paru dans Nu(e), « Jokari », « enfances », n°52, octobre 2012, p. 34.

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