Les vers n’ont pas de pieds

C’est une erreur assez fréquente : il n’y a pas de « pieds » dans la poésie française !

Il y a seulement des syllabes. Ce qu’on appelle un pied, dans certaines langues (en particulier en grec ancien et en latin), c’est un regroupement de syllabes longues et brèves. Les différentes configurations possibles portent des noms à coucher dehors : péon, spondée, anapeste, amphibraque…

En français, en revanche, il n’y a pas de distinction entre syllabes brèves et longues. Toutes les syllabes ont la même valeur. En effet, comme le rappelle Monique Léonard dans Exercices de phonétique historique, un « changement vocalique » a eu lieu « entre le début du IIe siècle et la fin du Ve siècle », par lequel on a perdu la distinction entre voyelle longue et voyelle brève.

Dans un vers français, on compte donc des syllabes et non des pieds. Un moyen mnémotechnique, pour s’en souvenir, est de considérer, en pensant à l’animal, que « les vers n’ont pas de pieds » !

(Image d’en-tête : un ver avec des lunettes 3D, OpenClips, Pixabay, libre de réutilisation)

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