Vient de paraître : « la poésie comme espace méditatif »

Le 29 novembre 2012 avait été organisée, à l’Université de Nice, par Béatrice Bonhomme et Gabriel Grossi, une journée d’études consacrée à « la poésie comme espace méditatif ». Les actes de cette journée d’étude viennent de paraître aux éditions Classiques Garnier, augmentés d’un certain nombre de contributions.

Dans quelle mesure peut-on dire que certains poètes conçoivent leur propre pratique d’écriture, non comme une simple occupation, un divertissement ou un métier, mais comme une activité nécessaire pour eux, qui tenterait de « mettre en mots leur expérience singulière du monde et de l’homme », et peut-on y voir, dans certains cas, une « posture méditative » ? Telle est la question que se pose cet ouvrage collectif, qui n’entend pas se limiter à des poètes « qui s’inscriraient dans une perspective spirituelle ou qui feraient référence à une réflexion philosophique, pour envisager plutôt leur disponibilité au réel, leur façon de contempler et de penser le monde ».

Dans la première partie de l’ouvrage, quatre poètes contemporains – Claude Ber, James Sacré, Jacques Ancet et Jean-Pierre Lemaire – donnent successivement leur avis sur la question, à travers des remarques personnelles, des considérations sur leurs propres pratiques ainsi que sur leur conception de la poésie.

La deuxième partie de l’ouvrage rassemble des contributions universitaires qui développent une réflexion générale sur le sujet. Ainsi, par exemple, le philosophe Arnaud Villani propose-t-il un article intitulé « Poésie et contemplation », tandis que Éric Dazzan développe « un chemin de poésie au XXe siècle », ou que Patrick Quillier s’intéresse à « l’écoute méditative en poésie ».

Dans la troisième et dernière partie de l’ouvrage, les contributions portent sur des auteurs particuliers, tels Ponge, dans un article de Sylvie Ballestra-Puech, Dupin, auquel s’intéresse Jean-Philippe Gagnon, ou encore Marie-Claire Bancquart et Jean-Michel Maulpoix dans mon propre article. Arnaud Beaujeu livre un article sur François Cheng et Charles Juliet, tandis qu’Isabelle Raviolo s’intéresse à « l’influence de la mystique rhénane dans la poésie contemporaine », en particulier chez Paul Celan et Nelly Sachs. Les poètes étrangers n’ont pas été oubliés, avec des études portant sur le poète suisse Pierre-Alain Tâche (par Françoise Delorme), sur Rilke et sur Pessoa auxquels s’intéresse Hugo Hengl, sur Salah Stétié, poète libanais de langue française, dont la dimension méditative de l’œuvre est étudiée par Béatrice Bonhomme.

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